19 décembre 2006

demain the D-day (comme desesperate pas comme departure)

medium_cascade-hiver-pain-chutes-quebec-416272.jpgou comment les chutes de Montmorency elles sont vraiment hautes en fait quand on se retrouve au pied et même que ca fout un putain de vertige...

La vache...c 'est dur...C'est terrible ça, c'est comme si y avait un mur d'eau qui s'avancait vers moi, ca fait quatre mois que je l'ai vu apparaître, je le yeuter du coin de l'oeil de temps en temps mais j'y croyais pas vraiment, et là, ca y est j'y suis au pied, et y a une chute énorme qui s'apprête à me tomber sur le coin de la gueule. Y a deja des tas de goutelettes qui m'innondent, et t'as beau résister avant de te prendre la rafale, elle est déjà sur toi, et ca te fait une pression monstrueuse dans ta poitrine et dans pas longtemps tu vas lâcher.T'es obligée d'y passer, seulement tu sais pas trop ce qu'il y a derrière, le seul truc qu'est sûr c'est que tu vas ressortir tremper et par contre tu sais pas combien de temps ca va mettre pour sécher...

I said once i'd like to melt and bask in a puddle 'cause this is the only way to know how it feels to be a moon. This was stupid: a moon is actually deeply sad.

Excentricité ta mère

Elle dit qu'elle est désolée. Elle dit aussi que c'est parce qu'elle pensait qu'il fallait pas écrire un truc triste-tout-net. Zetes pas chez Mireille Dumas ici. Elle dit qu'elle sait que dans ces cas-là il vaut mieux fermer sa gueule. Mais elle dit que toi par contre, si tu l'ouvres, ca va barder. Parce qu'elle s'entraîne avec des goutelettes (tu vas comprendre) alors mefiat.

medium_fab_002.jpgLe matin, c'est le bordel alors je fume (la preuve en image. Bordel ET cigarettes = quel talent photographique bordel de nouille)

Le soir, c'est toujours le bordel alors je fume aussi.

Donc il faut que je commence à ranger pour arrêter de fumer.

Mouais.

Y a pas longtemps on m'a demandé: "c'est quoi ton, enfin...ta...ton "excentricité" dans la vie, enfin tu vois quoi"....Moi: "Han han.....(long silence abruti + regard abruti = je réfléchis intensément)....non". Bon en fait, je pense, après think tank de traducteurs et conférence linguistique, que ca voulait dire: "c'est quoi ton talent à toi dans la vie". Bon, en fait ca n'a pretty much rien à voir avec l'excentricité. Quoique. Il est vrai que ce qui distingue un talent d'un amateur quelconque c'est sans doute l'originalité, qui dans ce cas là peut se rapporter à l'excentricité. Quelque part. Quoique je suis pas sûr que Venus William, dont le talent tennistique n'a d'égal que son taux de testostérone maxilliaire, soit original. Ou alors, le rose fluo devient un nouveau critère d'originalité et moi je signe tout de suite. Ou pas. Ouais non d'ailleurs. Mais bon, quelque part on s'en fout un peu de savoir si le monde va finir en grande messe présidée par le slip de Philippe Katerine. C'était juste pour dire, que je sais pas pourquoi, mais cette question ca m'a mise dans une rogne pas croyable. C'est débile, avec le recul, je me dis que j'ai dû avoir une bouffée d'hormones imprévue et non contrôlée pour réagir comme ca, mon hippopotamus machin chose qu'a du faire une mauvais connexion dans mon lobe droit, bref sais pas trop mais quand je suis passée sous la douche, j'avais toujours les nerfs alors me suis mise à puncher les gouttes. Et ben c'est pas facile. Sans dec'. Parce que y en a beaucoup et c'est un peu auto-régénérant ces conneries. Quand y en a plus y en a encore. Enfin jusqu'à ce que t'es les cheveux propres et que tu fermes le robinet. Mais l'ai pas fait tout de suite parce que je ne recule pas devant la barbarie aquatique. On m'la fait pas à moi.

Bref, quand j'eus finis de faire leur fête à ces saloperies de goutelettes (traduction quand je me suis prise une douche écossaise parce que plus d'eau chaude et que je suis sortie penaude, le cheveux mou et le regard frustré-pas-content-tarte-ta-gueule-à-la-récré) me suis rendue compte que, d'une la question était pas mal conne à la base, et de deux,  que ma réponse, si il y en avait une, serait pas mal conne aussi.Me séchais les cheveux, et me disait -vvvvrrrrrrrr = bruit du sèche-cheveux, ouais je sais c'est de l'art sonore réaliste - , me disait donc: "...euh bon alors...voyons cocotte...j'aime bien les bols rouges à pois blancs...ouais...nan rien à voir..." - rotation à droite, séchage de l'autre côté- "...mhhh (réflexion intense/sang qui monte au cerveau)...je voyage un peu...ouais nan ca c'est excentrique que dalle..." - en avant toute, séchage du dessous - "bon alors...réfléchis bordel...ben euh j'aime bien compter les poissons rouges dans les bassins et kicker leur ass aux poissons chats...ouais nan ca c'est pas de l'excentricité ça, c'est être carrément conne sur les bords et au milieu" -raaah putain de noeud-, " bon allez allez...voyons..." -aaaaarrgh mais bordel de noeud, mais qu'est-ce....aaaargh naaaaaaaan pas dans le ventilateuuuur....argh krrzz krrzzzz tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit tiiiiiiiiiiiiiiiit.

Voila. Du coup me suis dit: le matin quand je suis enervée parce qu'on me pose une question con, je me sèche les cheveux et je me prends les noeuds dans le sèche-cheveux. Le soir, quand je suis toujours énervée parce que la question est toujours aussi con, je me sèche les cheveux et je me prends les noeuds dans le sèche-cheveu aussi. Donc il faut que je commence par arrêter de me sécher les cheveux, pour qu'on arrête de me poser des questions cons. Mouais. Je ne dirais qu'une chose, et c'est même pas moi qui le dit, c'est Pierrot: "y a des jours comme ça, on rencontre que des cons. Alors on rentre chez soi, on se regarde dans le miroir et on commence sérieusement à douter de soi". Ouais, j'assume ma mauvaise foi (grand sourire con et abruti). C'est ma petite excentricité à moi. Et toi, c'est quoi? (si tou es oune danseur, ye veux oune démonstrazion, si tou es oune peintre ye veux oune dessin, si tou joue de la mousique yeu veux oune chanson, si tou na rien de tout ça, on va boire un pastis et je t'expliquerais le catch de la goutte d'eau. Et non, je sais pas pourquoi je prends un accent merdique).

PS1: à l'intention de mes colocataires, je viens de terminer l'intégralité de mon apprentissage samuraï champloo (wwwwwèèè c'est vrai, les ai tous vuuuuu!!uhuhuh!!) alors je maîtrise désormais la technique du "hou-toi-tu-es-fort-mon-adversaire-mais-moi-suis-plus-rusé-même-que-c'est-maître-Haraki-qui-me-l'a-dit-alors-vais-utiliser-ta-force-contre-toi-même-et-tu-vas-bouffer-la-pousssière". Du coup, maintenant je ferme le robinet et ca leur fait les pieds à ces putain de goutelettes. Donc don't worry, si y a plus d'eau chaude, c'est pas moi qui me prend pour Mamie en cure à Dax.

PS2: si Holyday de Madonne est dans le classement des 500 meilleures chansons de tous les temps selon the Rolling Stones Magazaïne, alors pourquoi que Mickael Jackson il y serait pas lui aussi? Non mais sans dec, Madonna elle a jamais marché sur la lune que je sache.

PS3: l'ineluctabilité me fait chier

PSP (ahahah ce que je suis drôle...ouais je sais...je sors): nan rien en fait, j avais envie c'est tout.

16 décembre 2006

PICS ARE BACK!

Les photos sont nerevues! Avec du un nouveau un peu, et du vieux beaucoup aussi...C'est dans Canada best of. A pas beaucoup porque sinon ils veulent me faire payer...hou les méchants...

15 décembre 2006

Attention c'est long (zêtes prévenus)...

(...et en plus à la fin je ne réponds plus de rien, voire c'est la bérézina)

 De la pub email-diamant, des dollars, des garanties d'imprimante et d'amûûûr aussi un peu (il paraît) 

Et ben mes amis c'est pas ben beau tout ça...Y a des sacs plastiques prêts à être balancés, remplis de Technikart et de Rolling Stones à côté du bureau, des post-it griffonés qui s'empilent sur la commode (dont un, si ca se trouve, avec ton adresse à toi, mais wwwèèèèè, toi là, mon ami(e)...non pas toi là, pâle type qui dactylographie des insanités sur ta barre de recherche, toi tu dégages...et ouais j'ai pas écrit, mais hein c'est le syndrôme de l'enveloppe pas pré-timbrée ça ), et puis tout un tas de prospectus sur la ville (vierges de toute expédition oculaire d'ailleurs, soit: les pièces de théâtre que j'ai raté, les concerts que j'ai oublié, le cours de salsa que ça fait trois ans que je dis que je vais m'y mettre et que j'ai toujours pas bouger une once sensouuuelle et ondulée d'un ongle de peid droit), des affiches et des polas éparpillées sur le lit, une valise en pleine regurgitation de tee-shirts, de chemises à rayures, d'une cravate à cheveux, de diverses tissus à pois et de deux rubans de ballerines dorées.

Ouais c'est pas bô. Et en plus y a ce saoûlard de Casablanca qui gémit un "Is this it?" du fin fond de mes haut-parleurs trop aigüs. J'ai beau chercher dans mes paramètres de son, ça reste une pub émail diamant (mais ouiiiiiiii celle avec cette conne de bécébège qui fait crisser son diamant contre la vitre et qu'en deux secondes t'es retourné au cinéma muet parce que t'essayes de faire un sauvetage de tympans avec tes deux mains). Ne dites pas que je cherche la déprime pré-départ, ce n'est pas vrai.

Mais en commencant à boucler ma valise cet aprèm', j'ai eu comme un goût de déjà-vu ("déjà-vooouu" 'cause you re in North America baby)...

Toujours le tas de pièces des différents pays que tu sais pas quoi en faire pour pas foutre le bordel dans ton porte-monnaie (et c'est pas des billets qu'il te reste, non, c'est de la mitraille cuivrée à la con que tu pourras jamais refiler de toute façon), toutes les fringues amenées et jamais mises, d'ailleurs tu les mets pas plus en France, et puis les trucs qu'on traîne à peu près partout depuis des années et qu'on se demande qu'est ce qui nous a pris d'amener ici (soit: un plaid Ikea - mais pour bosser, ca met mes gambettes en condition pour que mon cerveau fonctionne; la boîte à bonbons chimiques avec les capsules qui décollent de 100drine, les papiers de garantie de l'imprimante qui a filé à la casse il y a déjà plusieurs étés, des cartes publicitaires de bars de Budapest qui sont restées dans ma sacoche de PC, et dans le même genre des tickets de bus pour Belgrade, un passe de remonte-pente de Charlevoix et un coupon de cinéma pour Frankie au Jean Vigo à Bordeaux; le Chameau Sauvage et The Catcher in the Rye que je ne relirais plus vu que je les connais à peu près par coeur, etc...).

Et ben je sais pas...Aujourd'hui j'ai contemplé tout ça (les poings sur les hanches et le nez qui fronce) et...j'avais plus envie...D'habitude je pense: "merde il va falloir que je me traine ma valise bancale de 40 kilos jusqu'à l'aéroport, avec le sac en bandoulière sur la hanche droite et le PC sur la hanche gauche qui te scie les reins, et le sac à dos harnaché sur le dos qui te fait bien sentir que ouais la gravité c'est pas de la connerie...j'ai pas envie bordel"... Mais aujourd'hui c'était un autre "pas envie"...Plutôt un "plus envie" en fait...Mais en même temps je me dis que c'est peut-être plus tellement ça dont j'ai plus envie, que c'est pas tant les valises à fermer à deux pieds et deux mains en tirant à droite pour que ca rentre à gauche, ou l'inventaire de tous les trucs inutiles qu'on se traine tous le temps...Que finalement ce dont j'ai plus envie ca a sans doute rien à voir avec les inventaires en fait, ou n'importe quelle liste de trucs à pas oublier. Ce dont j'ai plus envie, ca rentre pas dans une boîte, ca se trie pas dans un classeur et ca se range pas dans une valise.

Parce que ce que j'arrive pas à caser nulle part et oublier jusqu'au départ pour le ressortir en arrivant, ben, à la toute base, au vraiment tout tout début, c'est une voix qui a surgit du fin fond de ce qui semblait une caverne et qui disait: "c'est pas les portes ouvertes ici bordeeel". Bon.

Alors, y a une voix qui est sortie du fin fond de ma caverne à moi et qui a dit: "c'est pas l'fun ici, bordeeel". Puis il a passé la tête et j'me suis dit: "ah ouais mais bon". Dans le genre approche primaire on fait pas mieux.

Et puis, sais pas trop ce qui s'est passé quelques jours après, y a eu une histoire de golf à la télé, de cigarettes et puis d'electro, et encore une histoire de vidéos, Adam Green aussi un peu, mais vraiment pas beaucoup, et puis des mains, une histoire de raïki, des frites sans doute, et encore des japonais sur des chaises éjectables, et puis voilà, c'est arrivé comme ça je crois. Et c'est vrai qu'il est nerveux de nature, et dur parfois, et j'ai eu envie de lui balancer l'intégrale de la vaisselle à travers la tête quelque fois.

Mais si je dois faire l'inventaire de tout ça avant de partir, ben je crois que ce que je vais laisser là et qui va me manquer, c'est la position de sa main quand il ouvre une cannette de root beer, et le pli de sa paupière quand il regarde de côté avec son air de renard, et puis les traits marqués de ces paumes abîmés, et l'impact sec et doux de sa maxilliaire contre mes lèvres, son rire très con quand il sort une blague très con et qu'il rit comme un con pendant des heures très connes, et le tas de mayo qu'il met dans ses frites, sa manie du marqueur et des post-it quand il est en stress et l'angle de son coude par rapport à ma tête quand il dort, et la manière qu'il a de se pencher pour me caler une couverture sur le dos quand je regarde un film et qu'en faite ben c'est ses yeux la couverture,ses doigts pincés quand il se remet les cheveux en place des deux côtés...

Et ce que j'emporte, c'est 26 épisodes de Samurai Champloo, un pull d'homme Ralph Lauren, l'intégrable de Fatboy Slim et l'album de The Streets, une paire de chaussettes blanches, une passion pour la crème philadelphia au piment doux, quelques notions de 3D et quelques clichés polaroïd...Au final j'aurais laissé le principal...

Ouais ben je crois que c'est ça...J'ai plus envie...de quitter pour partir, to leave to live yeah (still in North America baby et puis c'est plus rigolo dit comme ca même si c'est toujours aussi gnan-gnan), enfin voilà, vais pas sortir tout de suite les mouchoirs et les trompettes, juste un gros soupir de demeurée. Il reste quelques jours à compter sur les doigts d'une main amputée, on va pas en faire tout un flan Alsa, mais suis quand même un peu tristounette en fait, et j'aurais envie de dire "c'est la dernière fois" mais dans quatre mois vais encore sauter à pieds joints sur ma valise et y a des chances pour que j'aime ça...

 

12 décembre 2006

absenthéisme (et fin de sessionnisme)

medium_lapin.jpgou comment je suis devenue un lapin à la con

Parmi toutes les horreurs de ce dessin animé qui traumatiserait toute une smala colombienne de gamins armés, - je veux bien sûr parler d'Alice aux pays des merveilles, tout le monde aura compris - la pire horreur donc, c'est cette espèce de lapin blanc complêtement siphoné du pompom, ouais celui qu'arrête pas de balancer avec sa petite voix niaiseuse "J'suis en retard, j'suis en retard". Ben lui là, c'est vraiment le piiiiiiire freak de tout le dessin animé, celui-là, j'ai qu'une envie c'est de lui choper les oreilles et de l'empaler sur les aiguilles de sa montre à gousset. Ouais, moi, les Disneys ca me rend violente.

Bref, eh ben, le groooos problème, c'est qu'en ce moment, le p'tit lapin là, ben c'est moi. Grands dieux et miséricorde.

Alors que moi, bon, ben j'aimerais mieux être Le Chapelier là, qu'est pas mal perturbé aussi c'est vrai, mais lui au moins, il est pépère, il s'en fiche pas mal des horloges, la sienne est restée bloqué sur 17h de toute façon. Il boit du thé, il fait la teuf avec ses non-anniversaires, il se remet le haut de forme en place et il raconte des conneries. Voilà. Il est tran-quille.

Donc en ce moment c'est le grand branle-bas de combat, il faut tout fignoler, les présentations, les rendus, les examens...La pause TV c'est 5 minutes pour regarder Malcom, debout, en ingurgitant deux gorgées de Rootbeer. Bon en même temps y a jamais eu vraiment de pause télé (kill your TV!), mais c'est pour visualiser la misère. Et Samurai Champloo, je serais repartie avant de les avoir tous vus. Même ça. Y a pas de justice bordel.

La bonne nouvelle, c'est que ça vaut peut-être le coup de se tuer à la tâche...Car ce soir, j'crois bien qu'on m'a donné ma prochaine destination...J'attends de faire l'entretien pour APCO Paris avant de choisir mon stage de fin d'études mais là j'crois bien que j'ai envie de m'envoler pour un truc qu'on ne peut pas refuser...I won't tell anything parce que rien n'est encore officiel but i've got quite a smile right now...Mais là c'est sûr, je fusionne avec ce p...... de lapin blanc.

05 décembre 2006

Hallelujah (deux fois)

Hallelujah Hallelujah donc (restons logique)

D'abord parce que je suis en train d'écouter Hallelujah de Jeff Buckley qui vient de finir de se télécharger en même temps que le classement des 500 meilleures chansons de tous les temps selon le magazine Rolling Stones. D'ailleurs je vous la mets là (à la 259ème place dans le classement, entre The Who - I can see for miles, et The Dells-oh what a night, soit dit en passant., parce que si il y a de fortes chances que vous l'ayez, la probabilité pour laquelle vous l'avez déjà dans les branchis en lisant ce blog, elle, n'est pas plus élevée qu'une colline belge . Voire faible. Voire inexistante. Ou alors vous pouvez jouer au Millionnaire aujourd'hui. Ou vous êtez un monomaniaque de Jeff Buckley et dans ce cas-là, c'est désespérant. Parce que Léonard Cohen, c'est bien aussi hein. Il est en effet illégitime de se calfeutrer de la sorte dans une seule et même unité instrumentale, aussi magistrale soit-elle, quand on sait l'intermusicalité qui préside souvent aux grandes créations et l'enrichissement mutuel suscité par la rencontre des différents paysages musicaux, un éclairage mutuel des oeuvres blablablabla ahem ahem. Pardon.

Bref.

place-sensée-accueillir-Hallelujah-de-Jeff-Buckley-mais-vu-que-ca-veut-pas-tant-pis-pour-moi-ou-alors-je-peux-toujours-chanter-mais-il-paraît-que-le-chat-de-la-voisine- il-aime-pas-ça. Quand-je-chante-hein, parce-que-quand-je-lui-file-mes-restes-de-lasagnes-à-bouffer-il-fait-moins-sa-mijorée-le-petit-con.Saloperie de bestiole.Ils nous auront tous jusqu'à la moelle.

Ensuite, second hallelujah, parce que j'ai abandonné l'étude comparée du fédéralisme américain et du processus de construction européen pour pointer mon nez dehors et que bizarrement c'était bien plus rigolo. Mais surtout, j'ai mis le bonnet-péruvien-de-Félix-qui-l'-a-prêté-à-Mathieu-qui-me-l'a-prêté et comme il est vert c'est bien et comme il est chaud c'est encore mieux, et dehors c'était tout blanc, et c'était un peu la cohue, avec les gens qui souriaient pour rien, et les lumières qui scintillaient, la crèche dégueulasse dans la vitrine de la librairie, et j'ai même cru entendre "douce nuit" dans l'air,mais tout doucement, alors ca se peut aussi que c'était mon bonnet magique, et quand on humait le froid, ben ca sentait le froid, mais un peu Noël aussi et puis les pas dans la poudreuse du trottoir et le chocolat que j'étais en train de manger aussi un peu.

Alors j'écoute le Halleluja de Jeff Buckley et je me dis qu'il n'y a pas beaucoup mieux que deux hallelujah qui se rencontrent, non en fait je me dis que de temps en temps, on écoute une chanson, et cette chanson,elle est exactement ce que le moment est aussi, et que c'est peut-être moi qui devrait jouer au Millionnaire aujourd'hui.

 

02 décembre 2006

girl at work

medium_phbrat8.JPGAujourd'hui, c'est chantier...

...dans ma chambre, dans mes cours et sur ce blog. Ai rajouté quelques liens (à gauche dans 3,2,1 GO) et les albums photos sont en travaux...

Au fait, hier soir tempête de neige, aujourd'hui c'est tout blanc, vais aller me rouler dans la farine je sens. Et ouais, aujourd'hui c'est considérations météorologiques aussi. Gnagnagna.

23 novembre 2006

Washington's report, suite et fin!

LA SUITE, LA SUITE, LA SUITE

Bon. Reprenons après cette arrivée triomphale à l'auberge.

En fait, je me rends compte que ces 6 jours ont été extrêmement remplis, c'est dur de savoir par où commencer, alors vais faire comme d'habitude: balancer tout un vrac. Parce que le vrac, ca a quelque chose de chaleureux et de convivial quelque part. Ouais. Et j'espère que tous ceux qui rangent soigneusement leurs classeurs étiquettés et sortent leurs plats téfal du four avec de fraîches maniques motifs provencaux gnagnagna se sentent mal à l'aise. Parce que moi j'ai toujours mes feuilles de cours tâchées de café et éparpillées partout et je pique des crises de nerfs pour tout retrouver au moment des révisions et puis, mes plats je me crame les doigts en les sortant du four et même qu'à l'intérieur ça accroche et mon gratin ca devient de la bouillie, mais je m'en fous, PARCE QUE J'AIME CA. On va pas s'laisser emmerder non mais hé ho. Il faut cultiver les petits énervements de la vie, c'est Lao Tseu qui l'a dit.

Aprés ce petit épisode psycho-sociologique (argh grrrrkk sors de ce corps arrghh...bip bip bip), reprenons donc.

Je tiens à signaler que cette petite semaine a été complêtement folle sur plusieurs points: personne n'est presque jamais arrivé en retard aux rencontres, personne ne s'est retrouvé aux postes, j'ai réussi à rentrer dans un bar, à y boire de l'alcool et à y fumer une cigarette (dire que très bientôt j'aurais plus à me soucier de ça, c'est flippant...on devrait toujours garder le choix de se faire refouler d'un bar américain à cause de son âge), Félix a failli rencontrer la femme de sa vie au Congrés, Romain ne s'est pas rasé la tête, pas moyen de ramener des oreos peanut butter double cream...Bref, une semaine folle je vous dis.

Pour ce qui est des rencontres en elle-même (on était là pour ça quand même hein, pas pour faire un boeuf et claquer le tempo avec les serveurs-danseurs du Jhonny Rocket), ce fut fou fou fou aussi (lever les yeux au ciel et agiter la main droite). On a eu droit à une palette plutôt bien représentative du milieu du lobbying à Washington. Que ce soit la self-made-woman adepte des grass-roots techniques ( = rassembler un certain nombre de citoyen autour d'un enjeu) et lobbyiste du Mexique pour l'ALENA à l'avocat d'affaires qui règle ses petites affaires au club de Gym, but so IMPRESSING bordel (oui oui il y a trop de colonnes en marbre, de tapis persans et de lustres dans ce hall, venez donc admirer ma vue de ouf guedin sur le centre dans cette salle de conférence - combien je gagne? 500 $...de l'heure...oui c'est pas mal, oui...GLOUPS!! Et là tu ravales ta putain de salive à 2 sesterces le litre et tu manques de finir ton eau minérale siglée au nom du cabinet). Mais surtout, j'ai trouvé LE BOULOT DE MES RÊVES...aaaarghh...

Je m'explique: le lobbyiste de l'ambassade de France à Washington nous a reçu. Lui, en fait, c'est un mec pas terrible du tout à la base, qui quand il te tchatche, et ben tu fais pipi dans ta culotte et tu ramasses ta mâchoire sur tes genoux. Sciences-poteux puis je sais plus trop quoi, est passé de cabinets minstèriels en cabinets ministèriels, puis s'est fait gentiment congédié après que son cher patron Raffarin se soit fait lui-même congédier. Les assedics ca va bien 5 minutes, alors le voilà qui se pointe au MINEFI la bouche en coeur: il propose de doter les ambassades de lobbyistes. Il a eu pas mal de chance, la France venait de se faire lamentablement ramasser pour les JO 2012, face à l'Angleterre qui, elle, maîtrise bien ça, le lobbying.On peut rajouter à ca la merveilleuse image dont les américains nous gratifient depuis l'Irak. Héhé. Du coup, le MINEFI accepte, et le voilà embarqué pour Washington pour une sorte de mandat "pilote" rattaché à la mission éco de l'Ambassade. Et apparemment son affaire, ca marche pas mal du tout (en gros il s'agit de valoriser la crédibilité économique francaise au sein du milieu d'affaires américain, histoire de favoriser la signature de contrats) et c'est appelé à se développer (moi! moi! moi!). En plus de ca, il est contractuel. Le pied total, j'en ai l'orteil qui frétille.

Pour ce qui est institutionnel (mais quelque chose ne l'est il pas à Washington?), on peut rajouter à cela une visite du Congrés et de sa librairie (ou comment les Etats-Unis ont inventé la science: si, si, c'est la coupole de la librairie qui le dit. Une magnifique coupole en plus, avec dorures, moulures et tout et tout.La France a inventé l'émancipation (!), l'Angleterre la littérature, l'Allemagne l'écriture, le Moyen-Orient (oui oui c'est un pays ici aux Etats-Unis) la spiritualité, Rome l'administration et la Judée (?!) la religion...Comment vous dîtes? La Chine et la Russie??Non connais pas ça, c'est quoi ça? Jeez, j'adôôôôôôre les states!! Ils se baladent tous en BM et attaché-case mais ils sont complêtement barrés), une poignée de main à l'ancien sénateur du Texas (rien pigé à ce qu'il a dit mais l'était très drôle), et une visite chez un journaliste indépendant, Sam Smith, pas mal spécialisé dans le domaine. En fait, passé le moment "waaaaah c'est pas mal beau chez vous" et "qu'est-ce qu'il dit le gros môsieur en jogging?", ben c'était vraiment bien de le rencontrer Sam Smith. Il nous a pas mal éclairci les idées sur le microcosme politique de Washington (notamment l'importance des maîtresses et autres tendances sexuelles de ces chers politiciens au sein du processus décisionnel démocratique), sur le contexte actuel de méfiance vis à vis du lobbying (scandales et nouvelle législation sur les "pratiques douteuses", traduire par "je t'emmène dans mon jet, on va à la pêche au gros au Sénégal et on en profitera pour discuter du nouveau réglement sur les normes routières en s'empiffrant de perche du Nil à la cerise givrée") et sur le contexte pré-électoral tout court (les démocrates sont passés yeaah!!). Et puis lui, il est plutôt du genre "gouvernement local" et "surveillance citoyenne" donc ca donnait un autre point de vue, et c'était pas plus mal après cette overdose d'escaliers en marbres et de costumes Hermès.

Bref, vais pas tout raconter et tout expliquer, mais y a pas à dire, on s'en est pris plein la vue et plein les neurones en ce qui concerne le lobbying, alors c'était assez rafraîchissant de pouvoir aussi visiter la ville ou traîner dans un Starbuck. Bon ben évidemment on a fait la Maison Blanche et puis Georgetown (petit quartier cute et c'est bien l'un des seuls de la capitale). Un de ses soirs on est allée donner deux trois tours de bassins et ingurgiter quelques mochitos au Café Zitron, salsa baby salsa. Et puis le week-end, la logeuse de Romain et Félix nous a embarqué pour un petit sight-seeing tour en Virginie pour se faire inviter chez Môôsieur Georges Washington himself (même que c'est pas mal du tout son bout de campagne, ma foi Georges, c'est assez cosy par chez vous, reviendrais déboucher la villageoise pour s'en jeter un derrière la cravate), et pour faire le "monument tour" by night dans le centre...Parce que...Mais wwwwaaaaaiiiiis!!! J'étais en haut des marches du mémorial de Lincoln, là où Tom Hanks himself a posé ses petits peutons cornés dans Forest Gump (mais si, mais si vous vous rappelez, quand il fait face à tous les happy hippies autour du bassin)! Bon et accessoirement, c'était le I had a dream de Luther King, avant que l'industrie cinématographique américano-capitaliste historiovore hou-la-méchante ne s'en empare. Et puis on oubliera pas le mémorial à la guerre de Corée, le mémorial de l'holocauste, le mémorial à la guerre du Viet-Nam, et le mémorial pour la seconde guerre mondiale. Ouais n'empêche, y a pas à dire, les ricains ils sont forts pour les mémorials. Ils te foutent des fontaines avec des jets qui font ffffiiiou ffiiiiouu et des étoiles qui clignotent pippipipilipi et des hologrammes incrustés dans le marbre que tu te niques les yeux dessus et des tas de trucs que toi, qui sort de ta Bigorre et de ta statue en pierre pourrie du Maréchal Foch, ben tu pensais pas que ça pouvait exister.

Enfin, voilà. Sinon, Washington est aux Etats-Unis ce que Yellow Knife est au Canada. Sauf que là, c'est pas une pierre, un lac, un arbre, une pierre, un lac, un arbre, mais: une institution, une église, un starbuck, une institution, une église, un starbuck. Seul regret, le Cirque du Soleil qui avait son chapiteau là-bas, mais pas moyen d'avoir des places, it was full full full...snif...

Au final, si jamais il vous prend l'idée saugrenue de faire un tour à D.C., à ne pas rater:

- le film de promo-marketing sur le domaine de Georges Washington avant la visite, avec le type du télé-achat déguisé en écuyer du 18ème (ils sont fous ces américains)

- la couleur verte incroyable de la cuisine de ce même Georges Washington, la couleur verte incroyable de la chambre d'ami de Georges Washington, la couleur verte incroyable du salon de Georges Washington

- la queue devant le Café Zitrone, que tu te crois dans un épisode de Sex and the City au bungalow 8. Alors que bon, le café Zitrone c'est pas le Bungalow 8. De toute façon, ou que l'on soit aux Etats-Unis on se croit dans un épisode de série américain. Au moins la surprise, c'est qu'il n'y a pas de surprise.

- la statue envoyée par le gouverneur hawaïen au Congrés américain...héhé...vous comprendrez avec les photos

- l'espèce de bargeot déguisé en GI et qui donne les explications au pied de la statue de Lincoln en haut du mémorial. J'ai rien pipé à ce qu'il a dit mais ce mec m'a scié. Unbelievable.

- le bureau du sénateur démocrate Dick Durbin, parce qu'il y a toujours plein de mini-snikers et de mini-milkyway dans les vases et même que quand y en a plus y en a encore.

- le sens de la discipline américaine pour faire la queue dans les snacks

- le sens du raccourci culturel américain

- les hamburgers dans les restos chinois (incredibly deliciiious!!)

Et surtout à rater:

- une auberge de jeunesse dégueu quelque part sur la 16ème parce que le pot de margarine de 2 litres le matin en guise de p'tit dèj moi ca me fout la gerbe (en toute élégance bien sûr) et puis parce que moi ca fait trois semaines, et ca me gratte toujours...Fucking hostel...

Voilà, je pense que j'ai à peu prés dit le principal de l'essentiel sur ce périple américain, reste les photos à mettre en ligne, pintôt, pintôt!

( et qu'on ne vienne pas me dire ensuite que mon blog n'est pas à jour...oui oui c'est bien toi chevelu au fond à droite, avec les yeux non-gris, qui est visé. Non mais j'vous jure.)

21 novembre 2006

Washington's report

...enfin...comme quoi tout arrive...

Parce que je l'avais promis (il y a bien longtemps certes...) et parce que de toute façon c'est bien la seule chose productive que je suis capable de livrer de mon petit cerveau anesthésié ces jours-ci.

Washington donc, remise en contexte: en ce matin frisquounet du 31 octobre, bonnet, écharpe, et jean déglingué de rigueur (vais pas me taper 20 heures de trajet en tailleur, même en PT cruiser, faut pas déconner), nous voilà à la station service de la fac pour le départ. En plus suis même pas en retard, on a changé d'heure la veille, et on a bien fait de pas me prévenir.

Il y a Romain et Roman, Félix et son bonnet péruvien mais sans son maté, et puis Nolwenn et Mini qui arrive la dernière. Sur la route, on doit encore récupérer Laure, Mathieu et Norah qui sont allés se payer une petite semaine à New York les veinards...Les sac à dos "j'vais-m'faire-un-trek-en-Patagonie-cet-été-patchouli-pataugas" embarqués dans les coffres, qui eût cru que nous nous aprêtions à pénétrer dans les hautes sphères du pouvoir suprême, des maîtresses jetées sous la cravate Hermès et du club de gym reconvertie en Assemblée Nationale parce que faut pas déconnez, s'il ne faut jamais dire que les citoyens sont cons, il ne faut pas oublier qu'ils le sont. Que du sympathique et du convivial en somme, de la bonne franquette comme on les aime, les coudes sur la table et la serviette en bavoir, viens boire un p'tit coup à la maison et resers-toi du Pastis. Je me marre.

Vais pas refaire un résumé détaillé, jour par jour de ce séjour, d'abord parce que j'ai la flemme et puis parce que je suis pas monomaniaque non plus. De toute facon ce serait chiant.

Une fois passée la frontière (why are you going to the United States? for toureriiiseum...Whaaaat??? no, no, tourism. On a failli se faire rembarrer à coups de Kentucky Fried Chicken. Ca deconne pas les douaniers ricains. Et puis québécois et francais, même combat pour l'accent anglais, c'est rassurant.), une fois passée la frontière donc, ben...rien. Voilà rien. Les Etats-Unis et le Canada c'est kiff kiff, sauf qu'il fait plus chaud (encore heureux). C'est grand, c'est poilu (beaucoup d'arbres j'entends), et y a pas grand chose. Un grand corps (malade?) en somme. Du coup, une fois un oeil hagard tendu au douanier, j'ai rabattu mon bonnet et me suis rendormie. 

En fait le vrai choc culturel aux Etats-Unis, c'est à partir du moment où il y a des gens. Et il peut y en avoir beaucoup. Me suis réveillée quelque part pas loin de New York, New Wark en fait ou quelque chose comme ca. Nous, à la base, on voulait juste trouver l'aéroport international. Pas un témoignage de ségrégation raciale. Vu que notre boulot c'est de vendre des armes, pas de savoir où (on s'en fout çà), ben on s'est un peu perdu et on s'est retrouvé (par "on" j'entends la voiture fumeur: Roman, Felix et moi) en plein ghetto et pour la première fois, j'ai décemment pu annoncer: "hey buddy, we are DOWNTOWN". Par contre j'ai évité de sortir la tête par la vitre pour le gueuler en remuant les cheveux et en simulant un pseudo wave-move-your-body-baby parce que j'étais pas rassurée des masses. D'abord parce que je me sentais un peu pâle, ensuite parce que je me suis dit que si on était sur le plateau de 8 miles, ca serait bien que l'équipe de tournage revienne de la pause déjeuner. Ceci dit, passé le choc ben c'était quand même vachement bien d'être perdu là, au milieu de nulle part, dans la banlieue de la banlieue de New York, quelque part où je ne retournerais sans doute jamais, et j'en avais les yeux qui pétillaient et qui piquaient d'essayer de scruter tout ce qu'il y avait à scruter, les tas de néons et les vitrines à moitié déglinguées, les big-baggys et les postes qui grésillent sur les épaules qui roulent, les feux qui clignotent et toute cette jungle urbaine qui s'affaire autour de nous, les odeurs de frites et les papiers gras sur le trottoir. C'était incroyable, j'avais jamais vu ça de ma vie, je veux dire vraiment, je pensais pas que ca existait,en fait, c'était un peu comme si vous disiez "j'ai eu un coup de foudre" et que vous vous êtiez réellement cramé la capillarité à coup d'éclair, ben là c'était exactement pareil, sauf que moi, je disais "mais c'est le Bronx ici" (c'est clair non? si? non?bon). Alors j'ai allumé une clope pour pas rester bouche bée. En fait, au bout de 5 minutes, passé le moment où je me demandais comment je m'étais télétransportée et où et pourquoi, ben me suis rendue compte que ça avait un air de déjà-vu. Me suis rendue compte, que j'étais à Bamako, sauf que le goudron sétait propagé et que les boutiques étaient innondées de made in China.

Après s'être fait pas mal de "minute friends" on a finalement réussit à retrouver la route de l'aéroport, à embarquer tout le monde dans les teuf-teuf et à reprendre la route pour Washington. En fait, c'est là qu'il y a le moment galère, ce genre de moment, quand tout le monde est sur les nerfs parce que ca fait 20h qu'on se ligote les muscles dans cette p***** de bagnole de m****, qu'on débarque dans une ville inconnue en pleine nuit, qu'on est tous un peu éparpillé partout, et qu'on est même pas sûr de pouvoir tous pieuter au chaud et à l'abri en arrivant.Alors on essaye de pas hausser le ton quand on donne une direction, de rester bien urbain et poli dis bonjour à la dame, même si parfois on a qu'une envie, c'est de coller une grosse droite à son voisin pour qu'il la ferme sa p****** de g***** , aaah calisse!

Boarf au final, c'était pas plus mal, parce que du coup, une fois arrivée à l'auberge de jeunesse (enfin une fois sûre qu'il y avait quelqu'un pour nous ouvrir à l'auberge) ben j'avais le gros smile, une grosse banane entre les deux ouïes et me suis même pas rendue compte que c'était complêtement miteux comme auberge, un véritable guernica sanitaire; nan moi me suis juste dit que j'allais enfin pouvoir m'allonger et quitter la station assise, ca m'a rappelé l'Europe de l'Est et une fameuse auberge de Zaghreb, sauf que là, y avait pas d'amiante verdâtre qui suintait des tuyaux et de pervers balkaniques dans les couloirs,alors j'étais contente. C'est ce qui s'appelle avoir les yeux dans graisse de bean's en plein milieu de la nuit comme on dit zici.

Bon, comme j'ai dit que c'était juste une remise en contexte, demain je passe aux choses sérieuses, soit: comment je refuserais de signer quoique ce soit même un post-it "pense-au-pressing-chéri" si c'est pas avec un stylo Montblanc (parce que tant qu'à être crapuleux, autant l'être avec style), comment les Etats-Unis ont inventé la science (ouais rien que ça), comment on se la pète sur la K street dans des buildings de guedin avec high security, colonnes en marbre, escaliers en marbre, tapis en marbre et même ton gâteau il est marbré, alors que le soir on rentre se les geler sous une couverture râpeuse dans une auberge miteuse, du genre "encore une nuit de merde dans cette ville pourrie";comment le Jhonny Rocket fastfood c'est trop bien même si leurs frites sont dégueulasses, comment on se la pète pour héler les taxis en plein milieu des avenues, un travelling cappucino à la main;comment on s'est même pas fait planter dans la ville la plus criminelle des Etats-Unis, comment j'ai pas réussi à déloger les snypers embusqués de la maison blanche à coup de mini-snikers, et bien sûr combien ce voyage a enrichi ma connaissance concrète d'un domaine professionnelle auquel je me destine (copyright:ma lettre de motivation n°5).

19 novembre 2006

conne et re-conne

Somedays aren't yours at all
They come and go
As if they're someone else's days
They come and leave you behind someone else's face
And it's harsher than yours
And it's colder than yours...

I have to take them back.

Toutes les notes