13 novembre 2007
Bavardage
Même le 11 novembre, Sarko est incapable de fermer sa gueule. Au coin.
09:46 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 octobre 2007
Comment j'ai failli...
...écrire une note (dimanche, soleil, rien à faire, retard écriture rapport ) et puis finalement non (dimanche, soleil, RIEN FAIRE, retard écriture rapport).
En plus, voulais parler de ce type-là, qu'est vachement sympa et tout, même si il est mort hein, et qui donnait des cours de philo dans son taxi parisien, et même qu'il avait été en Argentine faire prof de tango pour pas être mobilisé en 14. Et puis c'est là qu'il a monté son premier taxianalyse ( faut bien gagner sa croute) mais ca a pas tellement marché. Alors il est rentré, et là, ben se faire Simone de Beauvoir et Lou-Salomé ( celle de Nietzche), ca rapportait pas vraiment, alors ben il a repris son taxi ( faut bien gagner sa croute -bis-) et là ca a commencé à 'achement bien marché. Entre-temps on l'avait envoyé dans une mission plus ou moins obscure à la rencontre de Zapata et Pancho Villa aussi.
Bref, toutes les vieilles décaties des cercles littéraires se sont mises à monter dans ce taxi, et lui, il dissertait à partir des adresses qu'on lui donnait. A tel point qu'il en oubliait de faire payer, et ça, le syndicat des taxis, l'aimait pas trop, faut pas déconner.
Et puis un jour, y a cette petite là qui monte, 16 ans par là, et qu'il lui dit, comme ça, l'air de rien: 'cours Désir" ; bon, elle, elle savait pas, elle avait juste un cours du soir là-bas, et puis bon c'était pas dans le genre de la famille hein. Sauf que la petite, il l'a déposé à 6h du mat' le lendemain. Et il l'a pas fait payé.
L'a eu de la chance, il a évité le procés ( ca sert de bordulurer les upper-class) mais pas celui devant le syndicat des taxis. Fallait qu'il sauve sa licence. Alors il a préparé tout un plaidoyer, un truc bien bien percutant et tout, un truc qui parlait de Nietzche et de la fameuse Lou-Salomé d'ailleurs. Ca a duré toute la nuit.
Et alors qu'à peu prés tout le monde ronflait dans la salle, il est parti sur la pointe des pieds, fini les taxis, et il a sauté dans le train pour l'Allemagne: Lou Salomé était morte la veille....
Après ben...Après c'est un peu la fin de l'histoire.
Ce type là, il s'appelait Botul, mais je crois qu'il aimait pas bien l'écriture, parce qu'il a pas laissé grand chose.
Heureusement, devait y avoir un type là bas, sur les bancs du syndicat des taxis, qu'a tout noté. Ca a donné un bouquin, Nietzche et le démon de midi, qui est maintenant pas loin de ma table de nuit. Et l'histoire avec la fille, ben on en sait rien...
Ben voilà, m'y suis remise. Un peu quoi.
16:55 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 septembre 2007
Depuis deux mois
Attention, ceci est une note à forte probabilité soporifique. Ceci décrit ce que je fais comme T-R-A-V-A-I-L.
ca y est!! Je l'ai!! (ma première journée de glandage des gens qui sont dans des stages normaux et qui deviennent des as du spider solitaire, voire même de Questions pour un Champion en ligne).
Mais wwwèèèèè!!!
Aujourd'hui c'est décidé, JE GLANDE. Ô joie de l'oisiveté retrouvée, d'autant plus valeureuse qu'elle est méritée!
L'offre pour l'UE est partie hier et j'ai failli roulé un gros patin au livreur DHL tellement que j'étais contente qu'il me débarasse ( + Robert que Redford le livreur, voire même José le routier, mais mes accès de joie intense se doublent parfois d'une charité stupide).
Et hier soir, première nuit de sommeil intense, réparateur, serein. Parce qu'il faut dire que depuis que j'ai commencé mon stage, et pratiquement en même temps, à taffer sur ce projet, il s'en est passé des bonnes et des moins bonnes sous ma calebasse: craquage de nerfs, euphories passagères, fébrilité nerveuse, fou rire incontrôlé, pleurs, fatigue, incertitude, aso...Si je me connaissais pas j'aurais filé direct me faire contrôler la tyrhoïde.
Mais c'était passionant.
D'abord parce que ben, le projet en soi, c'était plutot bien intéressant. Dans les grandes lignes, il s'agit de transformer les déchets urbains organiques (une petite pensée pour mon Paulo qui est passé à la poubelle) en une sorte de charbon solide, qui est en fait un carburant bio.
SAUF QUE: c'est pas une p***** d'arnaque de biocarburant, dans le sens ou son procédé de fabrication (par pyrolyse) ne produit pas de CO2. Ni sa combustion. Nada. Queud. Niente. Fabulous.
Et donc, ca permet à la fois d'être récupéré par les industries comme carburant bio et efficace, d'avoir une meilleure gestion des déchets, ce qui est un vrai probleme en Europe ET de se faire de la tune pour les municipalités.
SAUF QUE (bis): parce que faut bien qu'il y ait un hic hein, sinon ce serait trop fastoche et on aurait pas besoin de nous; le problème c'est que les lois sur les déchets organiques ne sont pas encore harmonisées en Europe. En gros, chacun a sa petite loi qui dit: "pollueur payeur" et qui ne tient absolument pas compte du fait que le déchet transformé devient un carburant comme un autre, et donc solvable au même titre que le pétrole.
DONC: nous, ce qu'on propose, c'est une étude des technologies à disposition, une étude légale avec à la clef une proposition de directive en gros (ce qui intéresse à fond l'UE) et une étude de marché.
Et pour faire tout ça, ben il a fallu rassembler 6 autres partenaires, des suédois, des anglais, des espagnols (bande de guignols), des allemands, des hongrois...
D'où un bordel innomable. C'est là qu'on se rend compte que les cours sur l'interculturalité dans les affaires, c'est pas si naze. Parce qu'en résumé:
- les anglais parlent de pognon avant toute chose, mais font un boulot génial
- les allemands sont des psychorigides de l'administratif un poil bouchés (aaaaaaaaah le charme germanique quand ils te disent " Vou shoult signed disse paperrr?" eurk eurk eurk)
- les espagnols sont des guignols. Je les déteste, c'est officiel. L'Espagne c'est le pays qui se lève tard et qui veut travailler moins pour gagner +, beaucoup +. Ils ont une logique autre. Ils n'ont d'ailleurs rien à foutre dans le voisinage. On garde leurs bureaux de tabac et on les exporte au Myanmar.
- les suédois sont ponctuels, conciliants, sérieux, intelligents, calmes, à l'écoute, disponibles, parfaits quoi, on en vient même à se demander si ils vont pas vous remuer la petite cuillère dans votre café à un moment donné. Les partenaires idéaux, la crème européenne, l'élite de la race humaine bordel.
Mais là fini, ca y est, aujourd'hui je suis régionaliste, voire localiste, voire ultra-localiste sur la localité de mon lit. Au moins jusqu'à demain.
14:05 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22 août 2007
In express
Alouuaaah! (comme on dit dans les peuplades encore inconnues du sud de la Nouvelle-Zélande)
Bientôt mon premier mois de travail, toujours pas de pannes d'oreiller, ni de réveil, ni de cerveau, ni de motivation, everything's all right baby.
Bonheur d'avoir passé les premières semaines atrocement matérialistes de la découverte de la vie d'entreprise (comment que ça marche cette saloperie de fax de m****, ca veut dire quoi VAT number, ENVI, TEMPO, SQUAD?? Pourquoi elle fuit cette p****** de cafetière? Où sont les recharges d'agraffeuses? Où est l'aspro pour les fins de journée??), et le vrai boulot commencer.
Résultat, que des trucs chiants à raconter ("les suédois nous suivent pour le projet European Intelligent Energy Program", " le bio-combustible proposé est produit par un système de pyrolyse", "impossible de trouver la législation sur la gestion des déchets organiques", etc, etc...).D'où la raison du silence radio, et pis trop fatiguée.
Et ah si, un autre truc: le festival Hestiv'oc, y a encore du boulot.
Passé 2h de bignou, l'ami Laurent et moi-même, on était pas joli joli, désespérés sur un banc de la place Royale...Bilan: pas assez de dégustations gratuites, trop d'accordéon.
Gimme some rock'n'roll (let me survive)
16:01 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 août 2007
Les affaires reprennent!
My new biz-biz
Ah ben ouais. Ca y est. On finissait par ne plus y croire mais c'est vrai, effectif et vérifiable: JE BOSSE. Si,si, un vrai taf avec des horaires et des pauses cafés. Le salaire en moins (ça viendra, ça viendra. Et puis d'ici là j'aurais trouvé le moyen d'être citoyenne koweitienne de toute façon. Le voile en moins).
Et ben honnêtement, qui l'eût cru, je suis contente de me lever le matin. Parce que je suis là depuis seulement deux jours, mais cette boîte je la kiffe, d'ailleurs je les kiffe tous, les jeunes, les moins jeunes, les ingés comme les commerciaux, les fumeurs et les non-fumeurs, les buveurs de thé et ceux qui préfèrent le café. Et puis tous ceux, sans arrêt, qui passent pour tailler le bout de gras, tous ces experts qui se pointent entre deux missions ("ouais je reviens du Maroc, je repars au Vietnam, bon tu me mets sur la mission pour la Chine?" "ouiii le car pulling en Indonésie c'est à partir de 3 personnes" "Ah bon, aux States, c'est à partir de 2" et v'là que je te parle 6 langues, dont le roumain et le polonais dans le lot, et le pire, c'est que des types comme ça y en a des centaines; et des fois je vois passer des cv tellement ouf que ca me donne envie de m'en griller une).
Ca parle presque autant anglais et espagnol que français dans les couloirs, et marchés à des centaines de milliers de dollars à la pause café; le jeudi soir c'est football mais pas de problème si il faut venir un dimanche boucler un dossier.
Et puis ben y a le taf en lui-même, des tas d'appels d'offre de la Commission Européenne principalement, ou encore de la Banque Mondiale auxquels il faut répondre, avec des putain de noms de pays qui donnent envie d'aller voir là-bas si j'y suis...Cameroun, Bostwana, Argentine, Chine, Brésil, Inde, Koweit, azerbaïdjan and so on, and so on...
Pour l'instant on m'a mis sur le Yémen et suis devenue (presque, voire euh pas trop en fait) incollable sur les réseaux électriques. Distribution, transport, production, pertes techniques et non techniques, optimisation des tarifications et interconnections...J'essaye de surnager au milieu des électrons.
Et en plus, quand je rentre chez moi...je vois les montagnes...
17:55 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 juillet 2007
L'après-midi où j'ai jeté un oeil dans Libé
J'étais tranquillou installée en terrasse au Café de Lecture, du soleil sur les pentes de Croix Rousse, un sirop à la violette, les premières lignes de Dubliners from Joyce, lui dans ses papelards désormais siglés Alexandre Astier, ni trop chaud ni trop froid, quelques notes de Piers Faccini et une banquette confortable, un délicieux chili en préparation dans les cuisines, brrrrreeef, de quoi se dire: mais que demande le peuple?
Ben il suffit d'ouvrir Libé et on a la réponse. 2 mois que j'avais pas fait ça ou alors très distraitement dans un hall de gare (pas de violence c'est les vacances hein) et en fait, j'aurais dû m'en tenir là. Car:
- pour le bouclier fiscal en préparation, les très riches vont payer moins que les classes moyennes
- on va bientôt pouvoir porter plainte en ligne contre le chien de la voisine qui a pissé sur mes géraniums
-Boutin pense que Bush aurait quelque chose à voir dans les attentats du 11/09
- Sarko va peut être présenté DSK ou Fabius pour la présidence du FMI
Et plein d'autres choses encore que je n'ai même pas eu le temps d'imprimer tellement j'ai vite refermé Libé avant de finir noyée dans mon fond de violette à l'eau. Comme dirait Halvrad Sanz dans les ascenceurs: "Bonjour. La politique politicienne, c'est vraiment pas bien. Au revoir."
Ouais c'est ça, au revoir.
De dépit, me suis plongée dans le génie des alpages. Faut pas déconner.
15:54 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 juin 2007
It's all so quiet...
..chhhuuuuut...
J aurais bien aime raconter cette journee fabuleuse a Prenzlauer Berg, le plus grand floh market ever seen et le buffet solidaire a midi dans ce petit troquet coco entre une librairie anar et l un des plus fameux squatts de Berlin, les facades flamboyantes et les anciennes cremeries reamenagees, les innombrables poussettes et la boboisation certaine de ce quartier de Berlin Est; et puis aussi le quartier turc de Kreuzberg et le lunch au Bateau Ivre (autre troquet tenu par des compatriotes et qui porte bien son nom...) en compagnie d un compositeur de musique de film a peine rentre de Cuba et rencontre pour l occasion, ou encore le clochard celeste jouant du Jhonny Cash, melancolique a l ombre des saules pleureurs du canal, la chaleur de ces jours et le gout d une biere en milieu d aprem, les paves qui defilent sous mes pas et toute la poussiere magique de Berlin qui s echappe sous mes semelles...Mais... It s time to disappear now...Seulement pour quelques jours, ou quelques petites semaines...Cause it s all so quiet now...chuuuut...
18:55 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
18 juin 2007
WEST BERLIN
Raining, raining, raining mes amis...Serais bien restee sous la couette. Mais finalement le crachin ca a du bon pour se ballader.
Direction les archives du Bauhaus. Ou presque. D abord je ne manque pas de me faire happer par Humana (autoproclamme "first class of second hand") et autres boutiques second hand, dont l apogee se trouve au fin fond d une impasse insignifiante, dans un immense sous-sol ou resonne du punk: tout un tas de bomber´s fluos, des montagnes d escarpins 50´s en tous genre, des panieres entiers de blouse flower power, des rangees d imprimes 70´s, bref le paradis de la fripe. Here is Garage. Mais le plus etonnant dans tout ca, c est que suis ressortie les mains vides!! Mais ouais!
Bon j ai bien essaye deux ou trois paires de chaussures et puis j ai failli craquer sur une tenue traditionnelle bavaroise mais je compte rester integree a la societe civile encore quelques temps.
Malgre ces detournements d attention omnipresents, j ai quand meme reussi a arriver aux archives du Bauhaus. Le Bauhaus, c est un truc qui m a toujours dit quelque chose, mais pas grand chose en fait. Donc, c etait l occasion d en savoir un peu plus.
Ben en fait le Bauhaus c est achement simple: pas besoin d aller a Berlin, filer chez Ikea! (ouais je sais j ai des techniques pedagigiques hors du commun doublees d un sens critique architectural douteux).
Les principes du Bauhaus, c est: fonctionnel, durable, pas de superflu, pas cher et pas trop moche. Ikea quoi.
Bon en vrai c est un peu plus complique que ca (attention, tentative d explication): disons que c est un mouvement ne dans les annees 30 sous la houlette de Walter Gropius qui tend a une sorte d oecumenisme de tous les arts et formes d artisannat, sensee faconner le nouveau visage de la modernite. Ca y est. On y est.
Par consequent, le Bauhaus, c est de l architecture bien sur, mais aussi de la danse, de la poterie, du design, de la photo, de la peinture, du theatre, des fringues, bref, TOUT. Le truc c est qu il faut repenser l objet dans sa completude tout en en dissociant les parties. Tu piges? Ouais bon. T as qu a juste retenir que Paul Klee et Kandinsky ont fait parti du truc.
Le bahaus donc, c etait cooly pour reprendre l expression de mon archi prefere.
Et puis surtout j ai decouvert un endroit bien sympatoche. Je me balladais sur le Ku´damn, the Ste Catherine street ou Faubourg St Honore de la ville, en plein Berlin Ouest (modern modern modern) et suis entree dans le Schwarzer Cafe qui, on aurait dit, n avait rien a foutre la. Parce que c est plutot du genre vieillot, un peu special, avec de vieilles briques rouges eclairees a la bougie. Une drole de frise aux allures medievales surplombent les murs, du bois finement sculpte au dessus du comptoir, de vieilles tables de marbres et un plancher qui craque. Un petit jardin en terrasse aussi, mais il pleut et il fait doux ecouter du folk a l interieur alors que la serveuse contourne les tables avec un sourire fabuleux.
Me suis laissee un peu endormir, au lieu de me decider a retourner au chateau de Charlottensburg, parce que je venais de calculer en parcourant mon guide, que c est la qu il y avait l embarquement pour Cythere de Watteau, the tableau que j ai desesperement cherche a Madrid au Prado, entre deux toiles un peu pourraves du meme auteur et quelques Vermeer chiants a crever.
Donc voila que se presente la chance de le voir enfin ce putain de tableau. Ben non. Grosse flemmasse. Et puis la preuve que c etait un vrai bon cafe, ils avaient des chiottes de compet´. Et ca, ca ment jamais. (vais pas repeter la theorie).
22:29 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 juin 2007
NEWTON dans tes jambes
D abord parce que la gravite la, je la ressens bien bien bien dans mes petites jambes. Bordel, suis naze. Du coup suis rentree et me suis etalee de tout mon long sur le canape en ecoutant la retransmission du philarmonique de Berlin a la tv. Nils lui, il est au solarium. Non, c est pas une blague. Quand je vous dis qu il a un bleme ce garcon.
Bref. Newton ensuite, mais pas le meme, non, la c est Helmut de son petit nom dont je parle. Aujourd hui dimanche je voulais me la couler douce, ben encore que dalle. Parce qu apres un petit tour au marche au puces (ou j ai trouve la best tv 50´s DDR style ever, rouge en plus, mais ou me suis dit que dans l avion ca allait pas etre la teuf a ramener). Bref donc apres un petit tour au marche aux puces, me suis mis en tete d aller voir la fondation Helmut Newton. Quand j ai vu ca sur mon fidele guide du Routard, j etais aux anges. Pas moyen que je loupe ca.
Donc j y suis allee et c etait achement bien. D ailleurs mon pote Helmut il a une phrase tres juste a propos de Berlin, qui resume mieux que n importe quelle description l ambiance de la ville: il parle de la "black light of Berlin". Non pas qu il n y ait pas de luminosite, au contraire. Mais meme le ciel le plus beau semble rester un peu sombre. Pas facile a expliquer, mais c est exactement ca. la "black light of Berlin".
Donc me suis regalee devant la photographie de Newton, toujours vulgaire, jamais grossiere. L objectif d Helmut, c est une veritable machine a fantasmes, une realite crue transfiguree par un imaginaire plastifie. Un truc inimitable, Helmut Newton ca se reconnait au premier coup d oeil.
Et puis dans l aile d a cote, deux autres expos de deux de ses tres bons amis, dont l un deux se trouve etre Larry Flint. Qui est loin d avoir le genie de son pote. Voire meme, c est rate. Son truc, c est les ados, sexualite plus particulierement, perversite en general. Ben c est nul. La ou Newton apporte une certaine sophistication qui empeche de tomber dans le grossier, Larry, lui, il y plonge a fond dedans, et quand il y est il creuse encore. La cata, quoi.
Et comme je voulais faire la stakhanoviste de la visite, ben j ai trace jusqu au chateau de Charlottensburg. Bon c etait surtout un pretexte pour aller enfin a Berlin Ouest, parce que moi les chateaux ca m en bouche un coin tout en degageant l autre. A part si y a une jolie verdure derriere sur laquelle je peux feignasser en comptant les fourmis. Bon ben la, le chateau il est pas top top. Un chateau quoi. Pas trop gros. Mais avec un bon bout de jardin au bord de la Spree (qui a dit qu a Berlin, c est le Danube??!! J´t en foutrais moi jte jure....).
Et puis je suis rentree et la depuis je decolle plus. J ai deja eu du mal a me trainer jusqu a la douche alors pas question de foutre un pied dehors sur un truc qui s appelle une rue et sur lequel on est sense foutre un pied devant l autre.
Demain, on va faire light: Penzlauer Berg. Et puis les archives du Bauhaus aussi. Et euh bon y a la neuegalerie avec des Picasso de ouf. Et faut que j aille manger un kebab a Kreuzberg. Et puis mater Truman Capote qui passe en seance cine de plein air. Et euh bon...on est pas sorti quoi...
21:52 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16 juin 2007
Berlin Part 3
Et de trois! Ouais en l espace d une heure ca fait beaucoup de posts...Mais apres la loose intensive des dernieres semaines, ca fait un choc de reprendre un rythme normal voire accelere...Alors forcement j en prends plein la vue et je me regale.
Donc aujourd hui, les averses ont chasse le soleil qui a chasse les nuages et je me ballade dans Kreuzberg. Ost Berlin again, Ost Berlin forever.
Je remonte Oraniastrasse au coeur du quartier turc, et y a des putains de patisseries, des cornes de gazelle et des trucs degoulinant de miel qui me flashent les yeux et embaument le trottoir. Quelques boutiques de second hand (on se refait pas) et deux ou trois bouquinistes plus tard, je suis a Charlie Checkpoint. Suis un peu chez oim finalement, un peu comme mon carrefour a moi, etrange...
Ce qui etait le seul point de controle du mur de Berlin est desormais un touristic checkpoint avec soldats en uniformes et bimbos blondes pour les photos. 60 m2 de boutiques a cartes postales et magnets degueulasses et d enseignes d une vulgarite toute americaine. Au dela, presque rien. This is Berlin.
Finalement je me decide a entrer dans le musee consacre au mur. Pourtant qu est ce que c est naze les musees. Mais en fait j ai bien fait. Vraiment. Celui la, il est fabuleux, malgre la masse des touristes.
Oh, rien d extraordinaire en soi hein pour ce petit musee entasse dans un ancien appartement d ou l on pouvait, par une fenetre, verifier la reussite ou l echec d un passage a l ouest.
Beaucoup de photos, beaucoup d anecdotes toutes plus incroyables les unes que les autres. Un endroite ou l on se rend compte que la division de Berlin, c etait la division du monde tout court. Comment un mur d une materialite toute vulgaire peut devenir un veritable etouffoir a des sentiments et des idees tout autant immaterielles, l in geniosite de l homme quand il s agit de sa liberte, l absurdite de la souffrance et de la mort pour quelques metres d arbitraire, la joie, la tristesse, la revolte et la peur....
Bref, ce que sait depuis nos cours d histoire et les docus Arte, mais surtout, ce que l on ressent quand on y est. Le meme effet que lorsque je regarde les films sur mai 68 ou la liberation de Paris, une sorte d enorme dynamiteque emotionnelle universelle, humaine, et presque a pleurer de ne pas avoir ete la, de se demander si on le sera un jour, quand aujourd hui l oppression se fait plus insidieuse, entre un burger mc do et le JT de 20h, sans qu il y ait de murs a detruire ou de tanks a caillasser.
BREF.
C etait la sequence emotion quoi. Mais parfois, ca fait du bien d avoir rendez vous avec l humanite (hou hou kitschouille kitschouille!).
En attendant, 16h10, je bois un cafe a la terrasse d un snack, juste a cote du Judisches Museum parce que j ai rendez vous avec Liebeskind. Ouais. The so-called "ggrrrrrrand architecte" Liebeskind. Bon ok, j ai rendez vous avec son oeuvre. Le musee en question, fortement controverse et commente.
Et ca m interesse tout particulierement pour l avoir vu en conference a Milan, pour la presentation du futur memorial destine au ground zero. Autant dire que j avais pas ete convaincue. Du tout. Il en faut pourtant du talent pour avoir ete choisi pour un truc aussi delicat que le onze septembre. Mais heureusement pour lui, aujourd hui, le talent se mesure au bagou. Et Liebeskind, du bagou sur papier militre, il en a a revendre, et tres cher si possible. Moi le contemporain blablateux, ca me bouche le fond du syphon.
Bon je dois dire que l exterieur se presente bien, malgre toute mes reticences. Let s see what is inside...La suite au prochain episode...(pas pour le suspens mais juste parce que la j ai une putain d envie de pieuter).
23:21 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note