28 octobre 2007

Comment j'ai failli...

...écrire une note (dimanche, soleil, rien à faire, retard écriture rapport ) et puis finalement non (dimanche, soleil, RIEN FAIRE, retard écriture rapport).

En plus, voulais parler de ce type-là, qu'est vachement sympa et tout, même si il est mort hein, et qui donnait des cours de philo dans son taxi parisien, et même qu'il avait été en Argentine faire prof de tango pour pas être mobilisé en 14. Et puis c'est là qu'il a monté son premier taxianalyse ( faut bien gagner sa croute) mais ca a pas tellement marché. Alors il est rentré, et là, ben se faire Simone de Beauvoir et Lou-Salomé ( celle de Nietzche), ca rapportait pas vraiment, alors ben il a repris son taxi ( faut bien gagner sa croute -bis-) et là ca a commencé à 'achement bien marché. Entre-temps on l'avait envoyé dans une mission plus ou moins obscure à la rencontre de Zapata et Pancho Villa aussi.

Bref, toutes les vieilles décaties des cercles littéraires se sont mises à monter dans ce taxi, et lui, il dissertait à partir des adresses qu'on lui donnait. A tel point qu'il en oubliait de faire payer, et ça, le syndicat des taxis, l'aimait pas trop, faut pas déconner.

Et puis un jour, y a cette petite là qui monte, 16 ans par là, et qu'il lui dit, comme ça, l'air de rien: 'cours Désir" ; bon, elle, elle savait pas, elle avait juste un cours du soir là-bas, et puis bon c'était pas dans le genre de la famille hein. Sauf que la petite, il l'a déposé à 6h du mat' le lendemain. Et il l'a pas fait payé.

L'a eu de la chance, il a évité le procés ( ca sert de bordulurer les upper-class) mais pas celui devant le syndicat des taxis. Fallait qu'il sauve sa licence. Alors il a préparé tout un plaidoyer, un truc bien bien percutant et tout, un truc qui parlait de Nietzche et de la fameuse Lou-Salomé d'ailleurs. Ca a duré toute la nuit.

Et alors qu'à peu prés tout le monde ronflait dans la salle, il est parti sur la pointe des pieds, fini les taxis, et il a sauté dans le train pour l'Allemagne: Lou Salomé était morte la veille....

Après ben...Après c'est un peu la fin de l'histoire.

Ce type là, il s'appelait Botul, mais je crois qu'il aimait pas bien l'écriture, parce qu'il a pas laissé grand chose.

Heureusement, devait y avoir un type là bas, sur les bancs du syndicat des taxis, qu'a tout noté. Ca a donné un bouquin, Nietzche et le démon de midi, qui est maintenant pas loin de ma table de nuit. Et l'histoire avec la fille, ben on en sait rien...

Ben voilà, m'y suis remise. Un peu quoi.

 

27 septembre 2007

Depuis deux mois

Attention, ceci est une note à forte probabilité soporifique. Ceci décrit ce que je fais comme T-R-A-V-A-I-L. 

ca y est!! Je l'ai!! (ma première journée de glandage des gens qui sont dans des stages normaux et qui deviennent des as du spider solitaire, voire même de Questions pour un Champion en ligne).

Mais wwwèèèèè!!!

Aujourd'hui c'est décidé, JE GLANDE. Ô joie de l'oisiveté retrouvée, d'autant plus valeureuse qu'elle est méritée!

L'offre pour l'UE est partie hier et j'ai failli roulé un gros patin au livreur DHL tellement que j'étais contente qu'il me débarasse ( + Robert que Redford le livreur, voire même José le routier, mais mes accès de joie intense se doublent parfois d'une charité stupide).

Et hier soir, première nuit de sommeil intense, réparateur, serein. Parce qu'il faut dire que depuis que j'ai commencé mon stage, et pratiquement en même temps, à taffer sur ce projet, il s'en est passé des bonnes et des moins bonnes sous ma calebasse: craquage de nerfs, euphories passagères, fébrilité nerveuse, fou rire incontrôlé, pleurs, fatigue, incertitude, aso...Si je me connaissais pas j'aurais filé direct me faire contrôler la tyrhoïde.

Mais c'était passionant.

D'abord parce que ben, le projet en soi, c'était plutot bien intéressant. Dans les grandes lignes, il s'agit de transformer les déchets urbains organiques (une petite pensée pour mon Paulo qui est passé à la poubelle) en une sorte de charbon solide, qui est en fait un carburant bio.

SAUF QUE: c'est pas une p***** d'arnaque de biocarburant, dans le sens ou son procédé de fabrication (par pyrolyse) ne produit pas de CO2. Ni sa combustion. Nada. Queud. Niente. Fabulous.

Et donc, ca permet à la fois d'être récupéré par les industries comme carburant bio et efficace, d'avoir une meilleure gestion des déchets, ce qui est un vrai probleme en Europe ET de se faire de la tune pour les municipalités.

SAUF QUE (bis): parce que faut bien qu'il y ait un hic hein, sinon ce serait trop fastoche et on aurait pas besoin de nous; le problème c'est que les lois sur les déchets organiques ne sont pas encore harmonisées en Europe. En gros, chacun a sa petite loi qui dit: "pollueur payeur" et qui ne tient absolument pas compte du fait que le déchet transformé devient un carburant comme un autre, et donc solvable au même titre que le pétrole.

DONC: nous, ce qu'on propose, c'est une étude des technologies à disposition, une étude légale avec à la clef une proposition de directive en gros (ce qui intéresse à fond l'UE) et une étude de marché.

Et pour faire tout ça, ben il a fallu rassembler 6 autres partenaires, des suédois, des anglais, des espagnols (bande de guignols), des allemands, des hongrois...

D'où un bordel innomable. C'est là qu'on se rend compte que les cours sur l'interculturalité dans les affaires, c'est pas si naze. Parce qu'en résumé:

- les anglais parlent de pognon avant toute chose, mais font un boulot génial

- les allemands sont des psychorigides de l'administratif un poil bouchés (aaaaaaaaah le charme germanique quand ils te disent " Vou shoult signed disse paperrr?" eurk eurk eurk)

- les espagnols sont des guignols. Je les déteste, c'est officiel. L'Espagne c'est le pays qui se lève tard et qui veut travailler moins pour gagner +, beaucoup +. Ils ont une logique autre. Ils n'ont d'ailleurs rien à foutre dans le voisinage. On garde leurs bureaux de tabac et on les exporte au Myanmar.

- les suédois sont ponctuels, conciliants, sérieux, intelligents, calmes, à l'écoute, disponibles, parfaits quoi, on en vient même à se demander si ils vont pas vous remuer la petite cuillère dans votre café à un moment donné. Les partenaires idéaux, la crème européenne, l'élite de la race humaine bordel.

Mais là fini, ca y est, aujourd'hui je suis régionaliste, voire localiste, voire ultra-localiste sur la localité de mon lit. Au moins jusqu'à demain.

 

22 août 2007

In express

Alouuaaah! (comme on dit dans les peuplades encore inconnues du sud de la Nouvelle-Zélande)

Bientôt mon premier mois de travail, toujours pas de pannes d'oreiller, ni de réveil, ni de cerveau, ni de motivation, everything's all right baby.

Bonheur d'avoir passé les premières semaines atrocement matérialistes de la découverte de la vie d'entreprise (comment que ça marche cette saloperie de fax de m****, ca veut dire quoi VAT number, ENVI, TEMPO, SQUAD?? Pourquoi elle fuit cette p****** de cafetière? Où sont les recharges d'agraffeuses? Où est l'aspro pour les fins de journée??), et le vrai boulot commencer.

Résultat, que des trucs chiants à raconter ("les suédois nous suivent pour le projet European Intelligent Energy Program", " le bio-combustible proposé est produit par un système de pyrolyse", "impossible de trouver la législation sur la gestion des déchets organiques", etc, etc...).D'où la raison du silence radio, et pis trop fatiguée.

Et ah si, un autre truc: le festival Hestiv'oc, y a encore du boulot.

Passé 2h de bignou, l'ami Laurent et moi-même, on était pas joli joli, désespérés sur un banc de la place Royale...Bilan: pas assez de dégustations gratuites, trop d'accordéon.

Gimme some rock'n'roll (let me survive)