27 septembre 2007

Depuis deux mois

Attention, ceci est une note à forte probabilité soporifique. Ceci décrit ce que je fais comme T-R-A-V-A-I-L. 

ca y est!! Je l'ai!! (ma première journée de glandage des gens qui sont dans des stages normaux et qui deviennent des as du spider solitaire, voire même de Questions pour un Champion en ligne).

Mais wwwèèèèè!!!

Aujourd'hui c'est décidé, JE GLANDE. Ô joie de l'oisiveté retrouvée, d'autant plus valeureuse qu'elle est méritée!

L'offre pour l'UE est partie hier et j'ai failli roulé un gros patin au livreur DHL tellement que j'étais contente qu'il me débarasse ( + Robert que Redford le livreur, voire même José le routier, mais mes accès de joie intense se doublent parfois d'une charité stupide).

Et hier soir, première nuit de sommeil intense, réparateur, serein. Parce qu'il faut dire que depuis que j'ai commencé mon stage, et pratiquement en même temps, à taffer sur ce projet, il s'en est passé des bonnes et des moins bonnes sous ma calebasse: craquage de nerfs, euphories passagères, fébrilité nerveuse, fou rire incontrôlé, pleurs, fatigue, incertitude, aso...Si je me connaissais pas j'aurais filé direct me faire contrôler la tyrhoïde.

Mais c'était passionant.

D'abord parce que ben, le projet en soi, c'était plutot bien intéressant. Dans les grandes lignes, il s'agit de transformer les déchets urbains organiques (une petite pensée pour mon Paulo qui est passé à la poubelle) en une sorte de charbon solide, qui est en fait un carburant bio.

SAUF QUE: c'est pas une p***** d'arnaque de biocarburant, dans le sens ou son procédé de fabrication (par pyrolyse) ne produit pas de CO2. Ni sa combustion. Nada. Queud. Niente. Fabulous.

Et donc, ca permet à la fois d'être récupéré par les industries comme carburant bio et efficace, d'avoir une meilleure gestion des déchets, ce qui est un vrai probleme en Europe ET de se faire de la tune pour les municipalités.

SAUF QUE (bis): parce que faut bien qu'il y ait un hic hein, sinon ce serait trop fastoche et on aurait pas besoin de nous; le problème c'est que les lois sur les déchets organiques ne sont pas encore harmonisées en Europe. En gros, chacun a sa petite loi qui dit: "pollueur payeur" et qui ne tient absolument pas compte du fait que le déchet transformé devient un carburant comme un autre, et donc solvable au même titre que le pétrole.

DONC: nous, ce qu'on propose, c'est une étude des technologies à disposition, une étude légale avec à la clef une proposition de directive en gros (ce qui intéresse à fond l'UE) et une étude de marché.

Et pour faire tout ça, ben il a fallu rassembler 6 autres partenaires, des suédois, des anglais, des espagnols (bande de guignols), des allemands, des hongrois...

D'où un bordel innomable. C'est là qu'on se rend compte que les cours sur l'interculturalité dans les affaires, c'est pas si naze. Parce qu'en résumé:

- les anglais parlent de pognon avant toute chose, mais font un boulot génial

- les allemands sont des psychorigides de l'administratif un poil bouchés (aaaaaaaaah le charme germanique quand ils te disent " Vou shoult signed disse paperrr?" eurk eurk eurk)

- les espagnols sont des guignols. Je les déteste, c'est officiel. L'Espagne c'est le pays qui se lève tard et qui veut travailler moins pour gagner +, beaucoup +. Ils ont une logique autre. Ils n'ont d'ailleurs rien à foutre dans le voisinage. On garde leurs bureaux de tabac et on les exporte au Myanmar.

- les suédois sont ponctuels, conciliants, sérieux, intelligents, calmes, à l'écoute, disponibles, parfaits quoi, on en vient même à se demander si ils vont pas vous remuer la petite cuillère dans votre café à un moment donné. Les partenaires idéaux, la crème européenne, l'élite de la race humaine bordel.

Mais là fini, ca y est, aujourd'hui je suis régionaliste, voire localiste, voire ultra-localiste sur la localité de mon lit. Au moins jusqu'à demain.