22 août 2007

In express

Alouuaaah! (comme on dit dans les peuplades encore inconnues du sud de la Nouvelle-Zélande)

Bientôt mon premier mois de travail, toujours pas de pannes d'oreiller, ni de réveil, ni de cerveau, ni de motivation, everything's all right baby.

Bonheur d'avoir passé les premières semaines atrocement matérialistes de la découverte de la vie d'entreprise (comment que ça marche cette saloperie de fax de m****, ca veut dire quoi VAT number, ENVI, TEMPO, SQUAD?? Pourquoi elle fuit cette p****** de cafetière? Où sont les recharges d'agraffeuses? Où est l'aspro pour les fins de journée??), et le vrai boulot commencer.

Résultat, que des trucs chiants à raconter ("les suédois nous suivent pour le projet European Intelligent Energy Program", " le bio-combustible proposé est produit par un système de pyrolyse", "impossible de trouver la législation sur la gestion des déchets organiques", etc, etc...).D'où la raison du silence radio, et pis trop fatiguée.

Et ah si, un autre truc: le festival Hestiv'oc, y a encore du boulot.

Passé 2h de bignou, l'ami Laurent et moi-même, on était pas joli joli, désespérés sur un banc de la place Royale...Bilan: pas assez de dégustations gratuites, trop d'accordéon.

Gimme some rock'n'roll (let me survive)

03 août 2007

Les affaires reprennent!

My new biz-biz

Ah ben ouais. Ca y est. On finissait par ne plus y croire mais c'est vrai, effectif et vérifiable: JE BOSSE. Si,si, un vrai taf avec des horaires et des pauses cafés. Le salaire en moins (ça viendra, ça viendra. Et puis d'ici là j'aurais trouvé le moyen d'être citoyenne koweitienne de toute façon. Le voile en moins).

Et ben honnêtement, qui l'eût cru, je suis contente de me lever le matin. Parce que je suis là depuis seulement deux jours, mais cette boîte je la kiffe, d'ailleurs je les kiffe tous, les jeunes, les moins jeunes, les ingés comme les commerciaux, les fumeurs et les non-fumeurs, les buveurs de thé et ceux qui préfèrent le café. Et puis tous ceux, sans arrêt, qui passent pour tailler le bout de gras, tous ces experts qui se pointent entre deux missions ("ouais je reviens du Maroc, je repars au Vietnam, bon tu me mets sur la mission pour la Chine?" "ouiii le car pulling en Indonésie c'est à partir de 3 personnes" "Ah bon, aux States, c'est à partir de 2" et v'là que je te parle 6 langues, dont le roumain et le polonais dans le lot, et le pire, c'est que des types comme ça y en a des centaines; et des fois je vois passer des cv tellement ouf que ca me donne envie de m'en griller une).

Ca parle presque autant anglais et espagnol que français dans les couloirs, et marchés à des centaines de milliers de dollars à la pause café; le jeudi soir c'est football mais pas de problème si il faut venir un dimanche boucler un dossier.

Et puis ben y a le taf en lui-même, des tas d'appels d'offre de la Commission Européenne principalement, ou encore de la Banque Mondiale auxquels il faut répondre, avec des putain de noms de pays qui donnent envie d'aller voir là-bas si j'y suis...Cameroun, Bostwana, Argentine, Chine, Brésil, Inde, Koweit, azerbaïdjan and so on, and so on...

Pour l'instant on m'a mis sur le Yémen  et suis devenue (presque, voire euh pas trop en fait) incollable sur les réseaux électriques. Distribution, transport, production, pertes techniques et non techniques, optimisation des tarifications et interconnections...J'essaye de surnager au milieu des électrons.

Et en plus, quand je rentre chez moi...je vois les montagnes...