08 juillet 2007

L'après-midi où j'ai jeté un oeil dans Libé

J'étais tranquillou installée en terrasse au Café de Lecture, du soleil sur les pentes de Croix Rousse, un sirop à la violette, les premières lignes de Dubliners from Joyce, lui dans ses papelards désormais siglés Alexandre Astier, ni trop chaud ni trop froid, quelques notes de Piers Faccini et une banquette confortable, un délicieux chili en préparation dans les cuisines, brrrrreeef, de quoi se dire: mais que demande le peuple?

Ben il suffit d'ouvrir Libé et on a la réponse. 2 mois que j'avais pas fait ça ou alors très distraitement dans un hall de gare (pas de violence c'est les vacances hein) et en fait, j'aurais dû m'en tenir là. Car:

- pour le bouclier fiscal en préparation, les très riches vont payer moins que les classes moyennes

- on va bientôt pouvoir porter plainte en ligne contre le chien de la voisine qui a pissé sur mes géraniums

-Boutin pense que Bush aurait quelque chose à voir dans les attentats du 11/09

- Sarko va peut être présenté DSK ou Fabius pour la présidence du FMI

Et plein d'autres choses encore que je n'ai même pas eu le temps d'imprimer tellement j'ai vite refermé Libé avant de finir noyée dans mon fond de violette à l'eau. Comme dirait Halvrad Sanz dans les ascenceurs: "Bonjour. La politique politicienne, c'est vraiment pas bien. Au revoir."

Ouais c'est ça, au revoir.

De dépit, me suis plongée dans le génie des alpages. Faut pas déconner.

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