16 juin 2007

OSTKREUZ

Deuxieme jour a Berlin qui est decidement une ville on ne peut plus etrange, une sorte d univers parallele entre depouillement slave et modernite futuriste nord-europeenne.

Plus ca va, et plus je suis persuadee que c est ici, a Berlin Est, qu il faut venir pour comprendre toute la fascinante Europe de l Est. Comme si cela en etait le point de depart et, the Stargate door, yeeeeaaah!! Alors imaginez, je jubile...

Un drole de melange, donc, tres perturbant, pour ce qui est de Berlin Est tout du moins, puisque c est la que je passe le plus clair de mon temps.

Hier etait consacre aux premieres impressions purement touristiques: Reichstag, Sony Center, Alexander Platz, Brandeburger Tor and so on...Mais assez peu de touristes finalement, comme il semble n y avoir que peu de gens en general, tant la ville est vaste, parsemee d arbres et de longues avenues, voire des poches de no man s land, ou de friches industrielles et travaux en tous genres.

Je ne m attendais pas a ca et c est tant mieux, pas a un Berlin Est tout droit sorti de Good Bye Lenin, L on sort d une station de metro tres connue et l on s attend a un groupement de population un tant soit peu important. Ben non. Que dalle. Si il y a des points de vie, c est plus a l interieur des quartiers, et cela varie d une rue a l autre. Comme dirait un suisse croise par hasard, Berlin, c est un grand village.

Berlin a quelque chose d a ras le sol, au skyline etonnamment degage pour une capitale.

Quant aux berlinois, ils sont incroyables, soit full punk alternatifs, soit maniaco-hygienique, soit artistico-authentique. Dans l appart, il y en a un, d artistico-authentique, le proprio. Manque de pot, moi, mon pote, c est l autre: le maniaco-hygienique devenu avec le temps korper uberkultur style. J aurais du m en douter ceci dit.

Du coup, le soir je squatte les albums de Sati et de Puccini du coloc en congres d egyptologie pour le week end, j allume quelques chandeliers et je fume une cigarette au balcon en ecoutant le voisin du dessous jouer Chopin. Je me ballade...

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