16 juin 2007
Berlin Part 3
Et de trois! Ouais en l espace d une heure ca fait beaucoup de posts...Mais apres la loose intensive des dernieres semaines, ca fait un choc de reprendre un rythme normal voire accelere...Alors forcement j en prends plein la vue et je me regale.
Donc aujourd hui, les averses ont chasse le soleil qui a chasse les nuages et je me ballade dans Kreuzberg. Ost Berlin again, Ost Berlin forever.
Je remonte Oraniastrasse au coeur du quartier turc, et y a des putains de patisseries, des cornes de gazelle et des trucs degoulinant de miel qui me flashent les yeux et embaument le trottoir. Quelques boutiques de second hand (on se refait pas) et deux ou trois bouquinistes plus tard, je suis a Charlie Checkpoint. Suis un peu chez oim finalement, un peu comme mon carrefour a moi, etrange...
Ce qui etait le seul point de controle du mur de Berlin est desormais un touristic checkpoint avec soldats en uniformes et bimbos blondes pour les photos. 60 m2 de boutiques a cartes postales et magnets degueulasses et d enseignes d une vulgarite toute americaine. Au dela, presque rien. This is Berlin.
Finalement je me decide a entrer dans le musee consacre au mur. Pourtant qu est ce que c est naze les musees. Mais en fait j ai bien fait. Vraiment. Celui la, il est fabuleux, malgre la masse des touristes.
Oh, rien d extraordinaire en soi hein pour ce petit musee entasse dans un ancien appartement d ou l on pouvait, par une fenetre, verifier la reussite ou l echec d un passage a l ouest.
Beaucoup de photos, beaucoup d anecdotes toutes plus incroyables les unes que les autres. Un endroite ou l on se rend compte que la division de Berlin, c etait la division du monde tout court. Comment un mur d une materialite toute vulgaire peut devenir un veritable etouffoir a des sentiments et des idees tout autant immaterielles, l in geniosite de l homme quand il s agit de sa liberte, l absurdite de la souffrance et de la mort pour quelques metres d arbitraire, la joie, la tristesse, la revolte et la peur....
Bref, ce que sait depuis nos cours d histoire et les docus Arte, mais surtout, ce que l on ressent quand on y est. Le meme effet que lorsque je regarde les films sur mai 68 ou la liberation de Paris, une sorte d enorme dynamiteque emotionnelle universelle, humaine, et presque a pleurer de ne pas avoir ete la, de se demander si on le sera un jour, quand aujourd hui l oppression se fait plus insidieuse, entre un burger mc do et le JT de 20h, sans qu il y ait de murs a detruire ou de tanks a caillasser.
BREF.
C etait la sequence emotion quoi. Mais parfois, ca fait du bien d avoir rendez vous avec l humanite (hou hou kitschouille kitschouille!).
En attendant, 16h10, je bois un cafe a la terrasse d un snack, juste a cote du Judisches Museum parce que j ai rendez vous avec Liebeskind. Ouais. The so-called "ggrrrrrrand architecte" Liebeskind. Bon ok, j ai rendez vous avec son oeuvre. Le musee en question, fortement controverse et commente.
Et ca m interesse tout particulierement pour l avoir vu en conference a Milan, pour la presentation du futur memorial destine au ground zero. Autant dire que j avais pas ete convaincue. Du tout. Il en faut pourtant du talent pour avoir ete choisi pour un truc aussi delicat que le onze septembre. Mais heureusement pour lui, aujourd hui, le talent se mesure au bagou. Et Liebeskind, du bagou sur papier militre, il en a a revendre, et tres cher si possible. Moi le contemporain blablateux, ca me bouche le fond du syphon.
Bon je dois dire que l exterieur se presente bien, malgre toute mes reticences. Let s see what is inside...La suite au prochain episode...(pas pour le suspens mais juste parce que la j ai une putain d envie de pieuter).
23:21 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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