31 mai 2007

CLIFFHANGER

C'est le genre de corps à corps qui me refile des perles de sueur dans le bas des reins et des tremblements au bout des doigts, je me cambre un peu plus pour mieux m'aggriper, mes ongles qui s'enfoncent et un haletement imperceptible qui m'échappe dans un ultime et délicieux effort...

Et ouais. ce week-end c'était escalade.

Assises sur un parapet entre un pack de bignouses et un clodo au bord du gave de Pau (grande classe quoi), ma tarée de pote me propose une sortie escalade pour le lendemain...Mon potientalité de raisonnement sans doute fortement affaiblie par l'alcoolisation certaine, j'échappais un "oui". Sans dèc'.

Le lendemain, sur le pied de guerre à 7h30 (j'le jure), nous voilà en route pour le pays basque. Après avoir éviter un accident et masascrer deux des meilleures chansons de Jeff Buckley, nous voilà arriver au rocher d'Aguirbelle.

30 minutes de marche pour atteindre le sommet, soit l'équivalent d'un effort sportif égal à zéro et demi, et pourtant j'ai failli finir en apoplexie et j'ai au moins du maudire des millions de fois toutes les clopes passées, présentes et futures (sur le moment il n'était plus sensé y avoir de futures. D'ailleurs. Tiens, c'est vrai ça.).

Heureusement, y avait du Yop à l'arrivée.

Donc nous voilà sous un beau soleil qui te chauffe le dos mawaaï c'est le bonheur, à grimper les voies. Sauf que j'allais en attaquer une autre quand soudain y a des putain de gouttes grosses comme des melons (mais si mais si) qui commence à nous tomber sur la gueule. Enfer et damnation.

Et voilà pas qu'un chausson d'escalade se fait la malle. Et que ce putain de baudrier veut pas dégager pendant que j'essaye d'enfiler une chaussette à droite et une converse à gauche. De toute façon ca a fini en bouillassothérapie jusqu'en bas, les mains déchirées par les ronces mais le gros smile jusqu'aux oreilles. Enfin surtout jusqu'à ce que la voiture nous lâche entre les mains.

Quand tu rentres enfin chez toi, t'es content de boire une bonne tasse d'eau chaude avec des herbes dedans. T'as des courbatures de ouf et tu te souviens pourquoi t es anti-sport à la base.

Y a pas de doute, moi, la montagne, ça me gagne.

23 mai 2007

Where?...

Londres?Berlin?Pau?Hong Kong?Singapore?Casablanca?Paris?...peut-être Paris...

 

20 mai 2007

PICS ARE UP!

C'est juste là, dans la colonne de droite! Siiiii! Hombre!!!

16 mai 2007

jour de deuil

Non je ne vous parle pas de la cérémonie d'investiture de Sarko. Mais de M6, qui vient de supprimer l'un des rares programmes du paf digne d'intérêt.

Malcom n'est plus donc, terrassé par un pseudo-remake foireux de C'est mon choix.

La honte. Où va la France, je vous le demande.

14 mai 2007

BACK from BAGPACK

Ah y est on est bien rentré...Je profite de la pluie pour faire un petit résumé rapide de ces derniers jours qui m'ont paru longs comme deux semaines tellement on en a pris plein les yeux, la bouche, les oreilles et surtout les jambes... Un peu de cultuuure tout d'abord, parce que faut pas croire, si les soirees arrosées sont gratuites à Madrid, les musées aussi. Donc direction le Prado, of course, dont tout le monde nous rabachait les oreilles avant de partir. Un grrrraaaaand édifice pleeeeeiiiiin d'angelots dodus, de femmes à poil grassouillettes et de christ agonisants. Youpi. Parce que moi, la peinture classique, Rubens, Rembrandt et Goya, t'as beau passer des heures à m'expliquer l'extraordinaire technique de la lumière sur le reflet du trait de la grosse dondon, y a rien à faire, ca m emmerde. Il n y a guere eu qu'El Greco pour me fasciner, non pas parce qu il est l'inventeur du Mc Do, mais parce que sorti de ses commandes seigneuriales, il créé un univers détonnant pour l'époque. Du glauque, de l'effilé un peu morbide et une utilisation du vert à pleurer. Et puis pour enchainer, le centre d'art de la Reine Sofia, où là, c'est déjà 'achement plus mon dada. J'étais trop heureuse de voir enfin le Guernica...La reproduction de ce tableau, elle traine depuis que je suis en âge de chouiner, accrochée au fin fond du garage familial. D'ailleurs quand je me dis que la seule famille capable d'accrocher un tableau au fond du garage, c'est la mienne, j'ai soudain des doutes - qui a dit "s'il n'y avait que ça?" Petit salaud - Donc le Guernica de Picasso. Mamamamiiiia!! On est resté des tas de minutes devant histoire de pas rater un seul détail. Une merveille quoi, vais pas vous faire un dessin (ce que je suis drôle). Mais surtout l'avantage de la Reine SOfia, c'est que la palette d'oeuvres présentée pour chaque artiste est vraiment représentative de leur évolution artistique. Ce qui m'a confirmé qu'avant la fin de sa vie, Miro n'avait absolument rien d'un grand peintre à mes yeux, et que Dali stays one of my favorite. Et puis surprise, dans le carré surréalisme, une partie ciné-photo sur le travail de Man Ray, Bunuel et Dali notamment. Ce qui m'a permis de finir Le chien andalou que j'ai téléchargé il y a maintenant presque deux ans, et que j'ai été incapable de finir jusque là. Et puis faut dire aussi qu'on était bien crevé et que les fauteuils avaient quelque chose de fabukeusement bienvenus... Parce que mine de rien, on a fait peut-être trente fois le tour de Madrid avec nos petits petons. Au bout de deux jours, ca donnait Mémé style pour Mj en descente, et pour moi en montée. Du grand art quoi. Alors on profitait de quelques bancs en pierre au coeur du fabuleux jardin botanique pour siester, de quelques bouts de verdure pour pic-niquer au soleil en surplombant le Palacio Real. Et puis le soir, on s'accordait une petite heure de sommeil avant d'aller trainasser dans les rues, grignoter un bout avant de se lancer dans la grande tournée des bars hin hin. Dès le second soir, le système crevardise était rodé, et les verres défilaient en festival. Grooosse soirée le vendredi soir, où j'ai failli ne pas réussir à monter les escaliers de l'auberge et m'affaler sur les coussins de l'haciendas à la place. En fait le lendemain matin on s'est rendu compte que ce devait être monnaie courante au vu de tous les saoulards qui y cuvaient. Voilà pour un résumé rapide, bien sûr cela omet aussi toutes les heures de flânerie au hasard des rues madrilènes, la saveur des tapas et des bocadillos, les clameurs des rues chaudes et illuminées par le petit soir qui se lève, les traversées du centre en pyjama pour aller récupérer la caisse au parking à peine réveillées, le goût sucré du café sur la plaza al Mayor et celui plus salé de l'amende au matin du retour, la douceur de l'espagnol à mes oreilles et mes bras qui s'agitent quand j'essaye de bafouiller trois mots, l'odeur des étals de poisson sous la chaleur, etc, etc... Bref, ça a vraiment fait du bien... Heureusement qu'aujourd'hui c'est la pluie qui tape sur les carreaux, de quoi ne pas culpabiliser pour soigner ses courbatures en mode loose... Pintôt pintôt les photos...

12 mai 2007

La verite, toute la verite

Tout va toujours tres bien au pays de la sangria gratuite. Parce que la sangria est toujours gratuite, d abord, et ca c est achement important.La vodka, le whisky, la tequila et le verre d eau aussi, d ailleurs.

Et puis aussi parce que le Prado a incroyablement eleve notre capital culturel. En effet, il etait temps de reparer une injustice sciemment dissimulee et entretenue par la Georges W Bush Administration Sharks Crew. L inventeur du hamburger n est point Ronald Mc Donald comme on veut vous le faire croire, mais bien El Greco! Siiiii! Hombre! Olaaaaaaaa!

Que justice soit faite.

Voila.

Je vais me recoucher maintenant.

10 mai 2007

Ola!Que tal?

= la somme de toutes mes connaissances en espagnol

Donc bien arrivee a Madrid apres avoir compter 8 taureaux en carton sur le bord de la route, 10 568 coquelicots, 1 897 camions, un convoi de matieres dangereuses, 6 tunnels, 15 chansons arranges au synthe 80's (a la 16eme tu craques et tu changes de radio), une quinzaine de cigarettes.

Et ce matin, un p'tit dej parfait avec Bloc Party, a week end in the city, ca tombe bien...

Apres avoir quatre fois le tour du centre de Madrid "putain elle est ou cette putain de plaza del independencia?" "oh regarde le Pradoooo c est troooop beau" "ralentis bordel je prends une photo" "attention a la caisse jaune, attentiiion je te dis", "change de cd putain merde", "on est ou? on est ou?". Donc apres quatre fois le tour du centre ville hier en fin d apres midi, nous avons enfin trouver l auberge de jeunesse, qui est, il faut bien le dire, une auberge de compet'. Calee dans une ancienne hacienda, c est beau, c est clean, c est funky, et internet gratuit ( d ou ce post aujourd hui).

On a profite du reste de la soiree pour faire de premiers reperages a pieds, c est a dire, pour se paumer au gres des ruelles. En plus on a trouve le moyen de faire la tournee des bars gratos. Ou plutot la tournee des bars pourrav, y a nuance.

Parce qu un jour, un patron de bar a du envoyer un de ses employes attirer le chaland dans la rue avec des verres gratos pour remplir son pub desesperement vide. Et comme il arrive parfois que les mecanismes de la concurrence soit en faveur du consommateur, ils s y sont tous mis.

Resultat, on s est mis a s enfiler des verres de chupitos gratos, a une vitesse proportionnelle au degre de pourravitude du bar en question (on prend vite le rythme du levee de coude). Bon hier soir, c etait juste reperage du systeme parce qu a minuit on avait deja envie de pieuter. Mais ce soir, on compte bien ameliorer le systeme avant d aller dans le vrai bar, celui ou tu danses la salsa.

 Donc Madrid pour l instant c est 'achement bien. C est meme terrible. Bon vais pas tout detailler, de toute facon va y avoir shootage de photos en rentrant. Aujourd hui journee cuuuultuuurelle au Prado (aie).

 Mais ce qui me fait encore plus plaisir, c est que sarko et son "travailler plus pour gagner plus" aurait pas fait long feu ici. A 23h les rues sont encore over crowded, on se demande ou ils vont tous, a deambuler par paquets de familles alors qu a cette heure ci en France, tout le monde est devant son poste de TV.

Aaaaaaaaaah la doolce vita (ouais je sais c est italien et je vous emmerde).

08 mai 2007

Perspectives...

Pour avoir des nouvelles du "front" israelo-palestinien, je vous conseille vivement d'aller sur le blog de Romain - (le lien est sur le côté à gauche, sinon) http://incertain-regard.blogspot.com - Il est actuellement là-bas et l'on peut suivre presque au jour le jour ses péripéties et observations. Une vision bien plus intéressante que le décompte devenu froid et banal des attentats pendant le JT...

06 mai 2007

Boys don't cry (les filles non plus)

Mes sincères condoléances au peuple français en ce jour funeste. Non en fait, mes sincères condoléances à moi tout court, vu que je ne saurais impliquer 53 % de veaux debilitants, de mes concitoyens pardon. J'avoue que mon analyse politique immédiate ne s'élève pas plus haut que les sphères verdoyantes des champs de paquerettes (bande de cons), niveau qui cependant doit être celui de nombre de votants de toute façon. Ouais je me relâche mais j'en suis qu'à la moitié de la bouteille et je vous épargnerais l'autre moitié sous peine de perdre nombre de mes amitiés (tous des cons sauf vous of course). De rage (bon et aussi parce que j'en ai 'achement envie), je m'exile une petite semaine chez mes confrères madrilènes, un grand bol de sangria, de socialisme pardon, revigorant en perpective. J'ai pas oublié mon cahier passeport pour réviser ma grammaire au cas où je doive passer un test de français à la frontière en rentrant (on ne sait jamais). Alors pour ceux qui restent, comptez bien vos voitures brûlées, vos morts et vos amis rapatriés. Comment ça j'éxagère pas un peu??? Mais non Môôôsieur...hips!

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