27 avril 2007
Ca dégénère mes amis, ça dégénère...
Home sweat home
Bon, passée l'euphorie du "putain j'arrive à enlever une couche et à conduire sans incident et à me garer en plus wahou suis trop une daronne peut être que vais réussir une vie d'adulte responsable", les choses ont légèrement dégénéré depuis. En fait.
D'abord parce que les gamins, ben quand on dit qu'ils sont toujours plus sages avec les autres qu'avec leurs parents, c'est de la connerie. On vous ment, c'est une conspiration généralisée, une manipulation parentale du sens commun sociétal pour pouvoir refiler leurs gosses.
Parce que la Maman, quand elle est pas là, ça devient le grand manitou, le christ re-ressuscité, Mère Thérésa re-béatifié. Bordel.
"Nan Maman elle fait pas comme ça, Maman elle met son sac à main à gauche et pas à droite, Maman elle veut que je porte des jupes même quand il fait froid, Maman elle veut bien que je destroye son maquillage et que je mange la boite de cookie 1h avant de diner et elle m'emmène à Disneyland tous les soirs après l'école".
Argh. C'est rusé ces bêtes-là. La gamine, elle a du me voir venir à 10 km, genre celle-là elle a pas l'air finaude vu comment elle se galère avec le biberon, tu vas voir ce que je vais lui faire gober. Hin hin hin.
Et comme moi j'ai aucune idée de l'avantage comparé des sandales sur les tennis et du degré optimal de chocolat dans le lait, ben elle me mène un peu par le bout du nez la gamine. Bon Disneyland, là, me suis dit bien dit qu'il y avait un truc pas plausible dans l'affaire. Faut pas me la faire à moi (comment ça Maman elle te laisse prendre des photos avec son numerique pour developper ton sens artistique?? Euh...aaah? C'est pédagogique? Ah euh bon euh ok...Naaaaaaan pas de prise sub-aquatique boorrrrdel de meeeerrrr***, l'étude photographique du portrait apnéique t'attendra quelques années encore borrrrrdel de meeeer****)
Résultat, quand la Maman est rentrée, sa fille, elle avait enfilé une robe de cendrillon, vidé la moitié du flacon de parfum ("nan mais Maman elle me dit que je peux parce que cuilà elle l'aime pas". Tu parles ouais.) et elle pieutait sur le canapé devant Aladin 3, le dernier cookie à peine entamé qui gisait entre ses petits doigts. Heureusement que ça se fatigue au bout d'un moment.
Aujourd'hui, c'est décidé, je l'emmène au parc direct après l'école, et lui fait faire un entraînement paramilitaire de ouf guedin qu'à peine elle aura le cul posé sur son siège bébé elle va croiser le marchand de sable version tout en couleur. Pouf. Plus de "Maman si, Maman ça", juste Tatie Charline qui peut passer une soirée pépére. Vais lui en faire faire des tours de tourniquet et des remontées de toboggan tu vas voir hin hin hin.
Faut pas déconner, vais pas me laisser dictaturer par une potiote de 4 ans et demi...
09:37 Publié dans me, u & everyone we know | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26 avril 2007
Une femme d'exception
Ouais ouais c'est bien de moi que je parle.
Parce qu'en ce jour mémorable, jeudi 26 mai 2007, Toulouse, 9h15 et ben suis trop fière de moi, que dis-je j'explose tous les quotas d'orgeuil et j'egotifie à mort. Ouais suis vraiment une magicienne de la vie, une déesse de la granditude terrestre et mon nom doit être clamé partout où la vie s'agite.
J'ai réussi l'exploit extraordinairement génialement incroyable...d'amener ma nièce à l'école. Nan nan nan, je vous vois venir là hein. Alors nan, je n'ai pas esquinté un cm2 de rétroviseur ou même un coin de carosserie, que dalle, me suis même pas perdue dans les labyrinthes routiers, me suis pas empéguée un arbre même sans direction assistée. Comment que j'suis trop fière.
Et oui j'ai réussi à lui enlever la couche à la gamine (4ans 1/2, je pense que cela décuple d'autant plus la grandeur du miracle), à l'habiller, et tout et tout. J'ai pas oublié le ticket de cantine, ni le petit goûter, rien. Et j'ai pas eu droit à une demi-seconde de chouinage en règle, nan, au contraire, elle est restée sur mes genoux jusqu'à la sonnerie à me tenir la main!
Moi j'étais limite tétanisée avec cette petite là sur mes genoux, qui pleurait pas, qui bougeait pas, sage comme une image, et qui me souriait même. J'osais pas bouger là, me disais que sinon l'enchantement allait se briser, que le grand ordonnateur de la vie avait du se planter ce matin et que si jamais me faisais repérer, il allait réparer ça vite fait, et moi j'aurais plus qu'à essayer de la consoler la petite et à limiter les dégâts en voiture au retour.
Et en voyant tous ces gamins qui débarquaient dans la cour de l'école là, et tous ces parents qui volaient un dernier bisou à leurs nenfants, me suis surprise à faire pareil, et à la regarder filer avec regret ma petite.
J'étais tellement perturbée en rentrant que me suis pas garée où il fallait. Ouais bon. Ca c'est l'imperfection qui donne une touche d'humanité à ma grande génialité du jour.
09:30 Publié dans me, u & everyone we know | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 avril 2007
Pourquoi Brett Easton Ellis est un écrivain de génie mais pas trop quand même
(élucubration cultuuuurelleuuuh - comment ça, bouse monomaniaque?)
Parce que d'abord, Brett, c'est un peu le David Lynch de la littérature. Et que David Lynch c'est un peu la plus grosse arnaque cinématographique de ce siècle (ouais Les Bronzés 3 aussi, ok). Pourtant j'y croyais 'achement au début (nan pas aux Bronzés 3, à Lynch). La preuve, je m'étais mis en tête de faire mon mémoire de géo sur la représentation spatio-temporelle et sa symbolique dans Twin Peaks. J'avais même jamais vu Twin Peaks. Comme quoi, en prépa, on fint tellement lobotisé qu'à la fin on trouve tout seul de quoi se faire chier.
Sauf que voilà, David Lynch, il fait des films que c'est tellement n'importe nawak que pour passer pour un con, on crie au génie. Parce que bon, Mullholand Drive c'est un peu joli quand même, et si tu comprends pas c'est juste que c'est trop profond pour toi comme réflexion.
Mon oeil et ma paire d'orteils.
Tout ce que je pige moi quand je mate un Lynch, c'est qu'il a pris les trois ingrédients les plus vendeurs du blockbuster américain lambda, à savoir de grosses voitures qui font vroum vroum, des raïs de coke qui font sniff sniff et des belles nanas qui font "oh oui!" ou "oh non" c'est selon.
Alors voilà, il filme tout ça, puis il prend ses petits ciseaux, il coupe, il mélange, il recolle, hop un peu d'effet ombre-lumière par là, une phrase énigmatique par ici, un gnome làà valàààà....tout le monde il y croit!
le problème c'est que plus ça va, plus il fait des collages à rallonge. 3h pour Inland Empire, faut pas déconner.
Moi au bout d'une demi-heure, je regarde le fond vide de mon pop-corn d'un air dépité et je commence à lister mentalement tout ce que je dois faire pour le lendemain (ce qui est souvent rapide, certes).
Bon David Lynch tout le monde a compris maintenant, sauf que bon y a marqué Brett Easton Ellis là en haut alors faudrait peut-être que je m'y mette. Après on va dire que je fais de la publicité mensongère, pour peu que ça soit racoleur.
Bon.
D'abord, je viens de m'enfiler toute la série des Brett, sauf American Psycho parce qu'il ne faut jamais vraiment finir ce qu'on a commencé, c'est bien connu. La vérité c'est qu'après Glamorama et Lunar Park, voire même Zombies, j'avais ma dose de tachicardie angoissée et de détails sanguinolants. Non que Brett soit un Stephen King mais quand il délire, il lésine pas sur le gore et le porno, voire le porno-gore.
Et puis Brett, c'est un peu un hymne au glauquissime. Voilà, le glauque on y baigne. Dans des piscines à 1 million de $ et des maillots haute couture certes, mais on y baigne quand même. Mais il n'en est pas vraiment coupable. Ou si. Coupable de trop bien décrire une société américaine décadent et désoeuvrée. il y a ce constat là, celui de la débauche vaine qui poursuit les nantis west coast, de l'adolescence aux cheveux blancs.
Parce que chaque bouquin est un peu beaucoup la suite de l'autre - d'où la bonne idée de les lire dans l'ordre, hou la trouvaille- (brett c'est un peu le Marcel Proust ricain du dernier quart de siècle en fait - c'te blague), où s'emboitent tout un puzzle de personnages. Pour le coup, la chronologie des oeuvres a véritablement un sens.
Et l'on se rend compte que plus Brett écrit, plus il dépasse ce constat du rien, du gouffre néantissime omniprésent qui surgit du trop riche, trop beau. Il le dépasse par un fictionnel délirant, de plus en plus frissonant et parano au fil des romans.
Certains y ont vu une dérive du label Brett. Les derniers romans sont jonchés de phrases trop longues, de scénar' trop alambiqués, de détails trop foisonnants, l'impression de se faire bousculer dans les coulisses d'un défilé Gaultier entre deux pubs Versace. Rien à voir avec l'écriture épurée du début donc.
Et pourtant Lunar Park, largement conspué mais sans doute le point final de toute l'oeuvre, apparaît plutôt comme la fin cohérente de cette longue série: le premier véritable roman d'auto-fiction assumé. Parce qu'il faut bien s'inventer une vie, ou plutôt un sens, au prix de l'angoisse paranoiaque si il le faut, puisqu'il faut bien chercher au-delà du monnayable désormais.
Bref, Brett, j'y croyais aussi, tout comme en Lynch. J'ai failli crier au génie et puis naaaaan. D'abord parce que l'on doit toujours se méfier de tout être humain idôlatré par Technikart.La preuve donner des pistes d'explication au mal-être sociétal en balancant en vrac, certes tout en nuance mais en balancant quand même: le déficit affectif parental, l'absurdité capitaliste, le mimétisme identitaire, le système, etc...Ben des fois on se demande si c'est pas un peu simpliste foireux comme affaire.
Mais surtout, Brett, il est nul en fins. Incroyable. Il fait monter l'intrigue et le suspens comme personne que t'arrives plus à le lâcher ton bouquin et là bam il finit par un truc complêtement pourrav', le mec qu'a torché ca entre le café et la douche du matin et ça te donne envie de tout balancer de frustration. Alors sais pas, ce goût de pleine-bouche là, c'est ce qui fait la différence entre une bonne glace qui tue en plein été, et un esquimau pas terrible. Brett, en fait, il est pas terrible.
Tout ça pour ça, franchement j'ai envie de dire: "arrrrrrêêêête!"
13:40 Publié dans scritch scritch scritch | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 avril 2007
Dimanche 22 avril
(comment j'ai kiffé mon...)
Ouais pour Ségo au 2ème tour bien sûr mais elle, c'était plutôt comme un palmier à paillettes planté dans mon orangeade. Ouais voilà, Ségo ce dimanche, elle avait pas un tailleur blanc ou rouge pour moi, nan, c'était un palmier genre violet des années 80 (mais ouiiiiiiiii le violet de Corona quand elle chantait "What is love?") et c'était un peu la cerise sur le gâteau, l'éclairage du millénaire sur la tour eiffel, la moustache de Corbier dans le club Dorothée, un truc cool quoi.
Parce que mon Dimanche il avait déjà bien commencé, j'avais senti ça en conduisant à travers la campagne pour me perdre dans les hauteurs de Montaner, dans une vieille ferme rénovée perdue au milieu des prés. Je m'étais dit que puisque j'avais failli m'empéguer un peuplier, c'est qu'effectivement j'avais l'attention qui se perdait un peu au ras des herbes folles, des feuillages fleuris et des montagnes claires. Genre promenade du conducteur solitaire.Sauf que c'est 'achement moins dangereux planté sur ses deux panards. Le progrés c'est de la merde, je vous le dis, même rêver ca devient dangereux.
Et puis suis arrivée là-haut et moi qui pensais qu'on allait me faire suer à remonter des poutres sous le cagnard, que nenni, on m'a calé dans un transat' avec un verre et le soleil qui claquait dans la cour. Me la suis coulée douce, à cuver la soirée de la veille , établir intensément une analyse politique pré-résultats électoraux. Mais wè.
Et puis la soirée est arrivée avec l'apéro sous son bras. Encore une fois on a pas voulu que je lève le petit doigt pour allumer le barbec', à croire que mes capacités domestiques sont proportionnelles à ma consommation en rétroviseurs. Et pendant ce temps-là, je m'enfilais un ricard mais c'était un petit fourbe le petit jaune, parce que trois heures plus tard il était encore rempli à ras bord, et c'était pas faute de m'hydrater. J'enverrais une note à Phénomènes Paranormaux pour qu'on m'explique.
L'avantage c'est que ce soir là j'ai vu des tas d'étoiles qui filaient genre 'achement vite, mais tellement qu'à mon avis y a du y avoir un truc pas normal rapport à la dose de Ricard, l'efficacité des mes pupilles et le degré d'éclairage de la bougie. Ouais parce qu on avait allumé une bougie juste, et derrière nous ca croissait du tonnerre dans l'étang à grenouilles, et les chauves-souris nous frolaient les cheveux.
Le lendemain me suis réveillée avec mal au crâne un sourire jusqu'aux oreilles, j'ai ouvert les volets, et une lumière douce rasait les champs à perte de vue. La chambre sentait le vieux bois, et là, me suis dit que les vacances finalement c'est pas mal...
11:02 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 avril 2007
LAST DAYS
Cartons pliés et déménagés, dernier cours et dernièrs adieux à cette belle maison qu'est Sciences Po, dernière soirée APRI et derniers verres avec les québecois, dernier tout quoi...Ca fait bizarre, on sait pas trop si c'est la nostalgie qui mord déjà l'estomac en prévision ou si c'est le soulagement des vacances et du diplome qui nous chatouillent le coin des yeux. C'est pas jo-jo tout ça...
Un resto place St-Pierre hier soir pour dire aurevoir à tout le monde, un repas bien d'ici pour terminer Sud-Ouest (même si là où je m'en vais c'est un peu comme si les cuisses de confit dansaient en farandole sur du Patrick Sebastien à longueur de journée). Sauf que dans ma notion de "bien d'ici" y a pas le concept du "congelé-décongelé" normalement, alors faut pas pousser mémé dans les orties et les gens à la grivellerie, surtout les pauvres étudiants sans le sou, et surtout ceux qui se donnent la peine de courir un peu héhé...
Ouais c'est pas bô mais du coup, on a pu aller boire les sous de la mangeaille, histoire de bien se terminer au Café Brun. Les absinthes et la vodka, le vin blanc, tout ça mélangé ben ca fait que c'était un peu le manège enchantée sous mes bouclettes, Budapest, la rue Poquelin Molière, arrêt du Tram C et ces 4 dernières années...
Je profite de mes dernières heures pour larver en terrasse, arpenter une dernière fois les pavés bordelais, c'est vrai que j'aimais bien...
17:13 Publié dans city lights (Bordeaux) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 avril 2007
A-PAU-CALYPSE?
PAU-SSIBLE...
Ah y est. j'ai posé ma démission avant même d'avoir commencé.
Well...Ben finalement j'ai pris mes jambes à mon cou façon klapish avant même de mettre retrouver devant la machine à café de l'agence-de-stressés-qui-tentube-que-tu-t'en-rends-meme-pas-compte....A deux semaines du début du stage, je sais c'est pas classe. La formule "pour des raisons familiales que je vous prie de croire extrêmement valables" non plus d'ailleurs. Mais y en a des dizaines de stagiaires qui se bousculent au portillon pour prendre ma place, je ne me fais pas de souci.
Du coup euh ben je suis en vacances mais wwwèèèèè!! Ceci dit, faudra quand même que je stage à un moment donné, et pour l'instant la piste la plus sérieuse c'est une boîte de consulting technique pour projets dans pays en voie de développement à .....Pau.... Mais cette boîte là c'est de la balle comme kon dit quand on vient pas de chez moi.
Qui l'eût cru que je revenasse dans le Sud? Alors vais finalement peut-être pas faire fleuriste, vais plutôt aider les fleuristes (bon allez les agriculteurs, raaah la fleur de maïs, les orchidées tout ca c'est pareil, ca photosynthétise quoi), et ce sera pas Arles, mais Pau c'est joli aussi. Mais surtout je vais bosser pour une boite dont j'aurais pas honte de dire le nom.
N'empêche je peux pas m'empêcher de me demander si je viens pas de faire la connerie de ma vie. C'est bien, vais avoir tout le temps d'y penser désormais....
16:33 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05 avril 2007
A VENDRE...
Ah y est c'est signé.
M'en vais livrer la faible production de mes rares neurones valides à l'exploitation implacable (payée peanut moi j'appelle ça de l'exploitation implacable voire même de l'atteinte aux droits humains, d'ailleurs je compte bien convoquée les agents du Bureau International du Travail, harranguer Amnesty International et même mobiliser Bernard Kouchner -aucun rapport mais j'ai toujours bien aimé son nom, moi, à Kouchner -), à l'exploitation implacable donc, de la filiale parisienne d'un grand groupe américain de public relations - dont je terrais le nom pour ne pas que l'on m'accuse ensuite d'être responsable des kilos de fruits pourris déversés devant la porte de l'agence- .
Direction Affaires Publiques et Gestion de crise. Damned.
Pour vous donner une idée, ce sont eux qui s'occupent des affaires d'un certain géant de la restauration rapide dont la première lettre est la même que le seul chanteur français dont le nom ne comporte qu'une lettre et dont les dernières lettres sont aussi celle d'une note de musique - putain attention ça devient haut niveau.Vais bientôt monter une rubrique Des chiffres et Des lettres si ca continue-
Ils se sont aussi occupés d'un grand cigarettier dont on se fout éperdumment de la première lettre du nom rapporté au quotient de valorisation des actifs de la quatrième entreprise côtée au CAC 40.
Un grand cigarettier donc, pendant la bataille sur la hausse des taxes sur les cigarettes au nom de la santé publique alors qu'il est de notoriété publique que c'est surtout au non de la santé budgétaire soit dit en passant, et puis de toute façon c'est avec notre cancer en préparation qu'on paye votre sécu, et qu'en plus, on réduira le problème des retraites.Ca vaut quand même le coup d'entuber des millions de consommateurs hin hin.
Donc bref, au vu des clients de mon futur non-employeur, on va dire qu'effectivement, suis peut-être pas loin du traffic en Angola. Damned.
Moi suis sensée m'occuper du dossier d'un gros fournisseur public d'énergie (si tu vois pas, check tes factures) et d'un groupe d'ONG rapport à l'environnement (ouais y a bien écrit « ONG » et « environnement » et non ils se sont pas plantés d'agence).
Vais côtoyer toute la journée des types transformés en travelling cappucinos géants.
Damned.
JE-VEUX-PAS-Y-ALLER.
J'essaye de pas céder au pessimisme auto-réalisateur, mais là, tout de suite, si on me demande, ben je veux bien échanger mon Master 2 sciences-pipoteux contre un CAP fleuriste.
Ouais, brasser des tas de fleurs encore en bouton pour les disposer avec amour dans une petite vitrine provinciale touchée par la grâce solaire, genre petite rue pittoresque de Nîmes ou Arles, et les senteurs enivrantes de l'atelier des bouquets, le pélerinage annuel à Amsterdam pour se rouler dans les champs de tulipes, le sourire aux clients et le sourire en réponse des épouses ou des belle-mères acariâtres, ben moi ca me fait rêver bordel.
Ca fait de mal à personne, suis même sûre que ça participe au bien-être de la communauté des abeilles quelque part, et puis les fleurs ça fume pas, c'est pas de la junk food responsable de l'obésité rampante, ça se bouscule pas à la machine à café, ça pialle pas, ça fait pas la gueule, c'est juste silencieux et beau.Voilà, c'est ça: ça se contente d'irradier de leur beauté tranquille.
Des fois je fais des choses, et je me demande pourquoi je les fais. C'est bête.
Et puis faut dire que le souvenir de mon dernier séjour parisien n'est pas des plus yahoutant, quelques jours de concentré parisien qui m'avaient pschitté à l'âme car trop secouée...J'étais rentrée avec l'air un peu toute traumatisée sans doute, en mode baigneur automatique « oui » « non » « dormiiiiiiiiiiiir ».
Bon faut dire qu'on avait commencé la picole à midi dès ma descente du train et que j'ai pas l'impression d'avoir lâché le verre jusqu'au mardi soir de la semaine suivante, alors fallait pas s'étonner de se retrouver en état pré-épileptique.
Les serrures avaient sans doute cédé un peu trop tard tous les soirs. Trop contente de retrouver de l'extraordinaire et le trop plein qui vous laisse vide - Paris n'est pas en France - j'étais revenue avec les veines bourbouneuses et le battement de coeur calé sur les cliquetis sourds des rails de métro, sur les basses des bars, les pas martelés sur les trottoirs de Paname, la cadence des sous-tes-reins...Et cette foutu chanson qui me disait: Is this angel is terrible, why do you walk on him? On se demande.
Me rappelle, j'étais allée d'un bout à l'autre, à tracer des vecteurs pour toujours finir assise autour d'une table, alternant entretiens et entrevues, discours et dérives, entre bavardage et beuverie.
C'était pas la bonne combinaison.
Et dans moins de deux semaines, faut que j'y retourne, sans même avoir le temps de repasser par mon bout de cambrousse bigourdanne, et ça me chatouille pas vraiment les risettes.
La vérité c'est peut-être que je fais ma pisseuse capricieuse sur les bords et ma flippée au milieu, mais par-dessus tout je prie pour pas être trop fatiguée/bourrée/perturbée le premier jour, histoire de pas commencer à reculer devant la machine à café pour finir en sprint avec le tailleur en bataille façon Klapish.
Let's hope.
14:22 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03 avril 2007
F*** F*** F***
Bon ben ça sera dépression au milieu des sièges sociaux...D'abord je m'en vais acquérir une bonne piquette pour non-fêter ça, je bois, je cuve, et j'vous raconte. Parce que là le seul mot qui me pop à l'esprit c'est: booooooooordeeeel de m****....Et c'est pas très élégant.
15:04 Publié dans poum poum poum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02 avril 2007
Old but rock'n'roll
Héhé suis revenue de Vendée avec plein de sables dans les doublures de veste et des préceptes de centenaires au creux des oreilles.
Parce que la famille c'est toujours folklo. Du moins la mienne.
D'abord je me marre. Vraiment.
Quand je vois mes frérots, me faudrait une préparation abdominale intense quelques jours avant. Ils déconnent les minauds, et moi j'en profite. Et puis sans eux, se bourrer la gueule au repas de famille qui dure trois plombes (les vieux c'est dentairement déficient, alors tu décuples le temps de mastication quand on leur sert du rosbif) ce serait pitoyable. Là c'est pittoresque. Surtout que dans une maison de retraite, y a matière à se marrer plutôt noir et cynique, mais après trois verres de pinot, on déculpabilise.
Quand même 100 ans moi j'trouvais ça ouf. Alors je lui ai demandé comment on faisait, et en gros il m'a dit: "si tu veux vivre vieille ma fille, pense à ta gueule et te fais pas de souci".
Je note.
Zallez tous en chier désormais hin hin hin (non pas que je sois un modèle d'altruisme mais quand même).
N'empêche, me suis dit que si je commencais par jeter ma clope ce serait sans doute plus sûre.
Mais la vérité, c'est qu'à 100 ans, le pépé, il a passé l'après-midi avec son amante sur les genoux (un brin de jeune fille de 86 ans, une jeunette quoi) et quand on lui a demandé ce qu'il voulait pour son anniversaire, il a dit: "une femme, surtout une qui ressemble à l'aide soignante de nuit, dont les attributs mammaires sont non-négligeables". Là je me suis dit que c'était plutôt ça le vrai secret et j'ai du même coup découvert le pourquoi du comment de l'héritage familial.
Et puis y a la mémé punk (les veuch violets à 96 ans moi j'trouve ça rock'n'roll) qui outre sa punkitude capillaire, possède une trashitude morale: impossible de ma barrer pendant les trois-quart d'heures où elle m'a raconté comment Détective (abonnée depuis 30 ans la mémé) est un magazine formidable, parce que là au moins on a tous les détails de comment la petite Emilie s'est fait trucidé à coups de pinces à épiler.
J'ai failli tourner de l'oeil, surtout quand elle m'a raconté son opération de la hanche avec force détails. Ma Mémé à moi, elle est pas douce à la confiture de fruits de jardin et à pincer les paumettes, c'est plutôt du genre à insulter la voisine de "salope" (dixit, sans dec') parce qu'elle a fricoté avec le curé dans les 50's qu'elle dit, et à te faucher avec sa canne si t as le malheur de pas ranger le beurre.
Faut pas déconner. Mais ce que je préfère, c'est quand elle prend une voix de cancereuse en phase terminale dès que le téléphone sonne, alors que bon, la vérité c'est qu'elle pète la forme. Ma Mémé, c'est Orange Mécanique en fait.
Et enfin, last but not least...la mer bordel! Ouais il faisait froid, ouais y avait du vent, ouais y avait que des nuages, ouais c'était marée basse et ouais j'y suis restée 35 minutes chrono. Mais on s'en fout, le principal c'est quand même de se niquer les bas de pantalon et de s'ensabler les chaussettes.
De retour à Bordal, quelques heures avant de savoir si je vais pouvoir me la couler douce pendant un petit mois, ou si je vais entamer une dépression au milieu des sièges sociaux...Vous tiendrez au courant...
15:55 Publié dans me, u & everyone we know | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note