24 mars 2007
Le samedi, c'est cinéma oh oui!
En fait le samedi, j'essaye surtout de combler le vide bloguesque de tous les autres jours de la semaine, en vrai.
Ouais ouais ouais...C'est kalaharien par ici en ce moment, I know...
Alors du coup, j'ai décidé de perséverer dans le concept de la rubrique hebdomadaire qui n'en est pas une, étant donné que j'ai déjà du mal à éditer une note de fréquence mensuelle...Donc voici: "le samedi, c'est cinéma oh oui!" (le "oh oui" n'étant là que pour établir une rime certes pauvre, mais une rime quand même, avec "samedi", et non il ne s'agit pas d'un cri de jouissance cinématographique, loin de là, zallez voir l'ampleur du désastre).
Par désastre, je veux bien sûr parler de ce film qui atteint les hautes sphères du nanard même pas assumé (à la différence de l'Attaque de la Moussaka Géante qui gagne en galon grâce à une nullité portée en étendard mais bref passons, on est pas là pour décortiquer les soirées Arte spécial trouvailles-qu'il-aurait-mieux-valu-pas-trouver du 7ème art), j'ai nommé: Odette Toulemonde. Ouais.
C'est atroce.
N'allez pas le voir.
Vraiment.
Avec une moyenne de 6 euros la séance, vous pouvez faire des trucs 'achement plus funky, je vous le donne pour preuve, 6 euros c'est le prix d'une glace à la vanille et d'un jus d'orange sur une plage de Manille (comment ça "ca coûte combien un billet d'avion pour Manille?", c'que vous pouvez être terre à terre, pas étonnant que Sans aucun doute soit encore en programmation).
Odette Toulemonde donc. Que dire? Du foutage de gueule.
Une mise en abîme du principe "les histoires à l'eau de rose ça peut vraiment arriver à tout le monde", la preuve, un film à l'eau de rose raconte l'histoire à l'eau de rose d'une femme toute rose qui lit des histoires à l'eau de rose qui vont lui arriver en vrai mais wwwèèèèèè!! Puisqu'on vous le dit. Bref, bancal, très bancal, ceci dit, fallait bien s'y attendre puisqu'Eric Emmanuel-Schmitt, vulgarisateur philosophique par excellence n'aurait pu choisir meilleur sujet pour faire ses premiers (faux-)pas dans le monde du cinéma.
Heureusement, les américains sont là. Mais ouais, sans dèc'. Chronique d'un scandale, avec Judy Dern (cf. article de Technikart du mois de mars, "pourquoi les vieilles anglaises sont-elles meilleurs que les jeunes américaines") est l'exemple typique qui prouve que lorsque les ricains s'emparent d'un bastion français, à savoir le drame psycho-amoral (l'apogée de ce leitmotiv français étant Embrassez qui vous voudrez qui emmêle tout à trac inceste, homosexualité, adultère et transexualité dans un grand sac de noeud sentimentalo-con), et ben les ricains, euh, ils savent y faire, avec la musique et puis le suspeeeeens et tout et tout. Et ça marche.
Pour finir (mais bien inutilement car sa réputation n'est sans doute plus à faire), La Vie des Autres, of course...En fait voilà, c'est facile, il suffit de faire un transfert financier de Odette Toulemonde vers La vie des Autres et voilà comment vous économisez un aller-retour Paris-Manille, et ça c'est encore plus fort que la carte de fidélité Auchan...
18:46 Publié dans blablabla | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
En même temps, un film d'Éric Emmanuel Schmitt ... on peut pas dire que l'affiche ne t'avait pas prévenue dès le départ :-)
Ecrit par : arno | 24 mars 2007
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