22 février 2007

Avis de T.A.Z

Mieux que le paintball, plus fort que le street art 

Etant donné que je suis une visionnaire de l'artistique néo-contemporain (aheeeeeem = raclement de gorge suffisant) doublée d'une minimaliste domestique, je lance ici ma première action de mécénat éphémère. Mais ouais. Ca rigole pas là.

Je m'explique. Ce que je propose aujourd'hui, dans la vision sociétaaaaale schtroumphesque qui me caractèrise tant (hin hin hin), c'est d'ouvrir la première T.A.Z ( zone autonome temporaire cf. le bouquin d'Hakim Bey http://www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html) matérialisée et auto-destructrice (enfin auto, vachement aidée par les ouvriers du bâtiment, zallez comprendre) de cette bonne vieille ville de Bordeaux.

Ahah. Ca vous en bouche un coin tout en aérant l'autre.

En clair, ca donne: les murs de mon appartement (une surface somme toute non négligeable) seront ouverts à la création et à l'inspiration, qu'elles soient politiques, économiques, pornographiques, surréalistes, impressionistes, pas franchement inspirées, romantique (etc, etc) de toutes artistes susceptibles de gribouiller, à partir d'aujourd'hui et jusqu'à samedi (date à laquelle je me barre à Paname et où l'on vient repeindre mon appartement).Et ce, sans discrimination de talent ou de sujet (juste une précision cependant, je dors entre ces murs, donc si vous pouviez éviter de me transformer l'appart' en studio pour apprenti-Romero, ca m'arrangerait).

Non seulement cette T.A.Z immobilière sera la rencontre entre l'espace privé intime et l'espace public anonyme, mais qui plus est, elle fera la jonction entre la fonction de peintre en bâtiment et celle de peintre de talent. Et ça c'est beau.

Vu que les dits peintre en bâtiment débarquent dans pas longtemps non pas pour sacager des oeuvres qui j'en suis sûre seront de toute beauté (aheeeeeem = raclement de gorge dubitatif) mais pour les sublimer par le caractère éphémère qu'ils leur donneront dans une grande phase de parachèvement de la T.A.Z, ramène ta caméra super 8 au passage pour filmer la performance. Tu peux aussi ramener du Paic citron parce que j'en ai plus.

Allonzi allonzo!

 

 

 

20 février 2007

Le mardi, c'est Voici

Avec en EXCLUSIVITE aujourd'hui:

Mickey 3D: il frôle l'emprisonnement!

Bob Marley & Jean-Jacques Goldman: leur amitié secrète!


Bon. Le constat est cinglant, j'ai quand même réussi à caler successivement les termes: "innondés de soleil", "averse", "il fait gris", "il neige" et "il pleut", voire pire: "Richard Cocciante" et "coup de soleil" dans mes 5 dernières notes.

Soit, après mobilisation rapide de mes capacités d'analyse et de synthéthisation hors du commun: depuis un mois, je donne un pseudo-semblant de survie à ce blog en écrivant péniblement de la sur-merde (ce qui revient à désigner la couche la plus puante du dit excrément. Inutile de visualiser, c'est une métaphore littérrrrrrrraire).

Alors que bon, avouons-le: c'est juste que j'avais rien à dire.

Le constat est affligeant j'en conviens, donc aujourd'hui je fais ma révolution blogesque, le mai 68 du dépotoire virtuel, oui aujourd'hui, j'arrête la merdouille scribologique - lâcher les pigeons dégueulasses et battez les tambours troués- car aujourd'hui, oui, c'est décider...je passe à l'inutilité débilitante.Mais wwèèèè.

D'où cette chronique «le mardi, c'est Voici».

Je tiens à préciser que si le lecteur, dont les capacités d'analyse et de synthèse sont au moins aussi hors du commun que les miennes, s'attend à trouver une répétition hebdomadaire de l'exercice, ce en quoi je ne peux que souligner la légitimité de l'attente, et bien il se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au petit métacarpien.

Faut pas déconner.


Donc.

Je m'explique.

En tant que farouche militante du collectif Kill your T.V. (le collectif comptant comme uniques mais néanmoins éminents membres: moi, mon ancienne coloc' parce que c'est elle qu'a le badge, et moi-même), la radio est devenue mon amie.

Voire, étant donné la dégradation de ma situation (i.e.: plus d'abonnements aux Inrocks + pour internet, tu peux te gratter Martine Charline), ma meilleure amie.

Parce que sinon suis obligée de lire.Imaginez. De vrais livres avec du vrai papier qui sent la bibliothèque poussièreuse. D'ailleurs, bientôt vous aurez droit à une chronique littéraire (le minimalisme ménager me pousse à me culturer bordel...tomber aussi bas, c'est triste. Alors, sois chic, fais un geste, envoie moi le minitel qui traîne dans ton grenier), une chronique littéraire sur pourquoi-Breat-Easton-Ellis-est-un-génie-mais-en-fait-pas-vraiment. Tu en frétilles déjà d'excitation, je le sais.

Mais avant, il faut que je dégotte Zombies et American Psycho, et j'aurais enfin écumer la bibliographie. (Qui a dit « ouf, sauvé ». Pâle type.)

Mais les livres on s'en fout, là, tout de suite. Car tout de suite, héhé, mon amie la radio m'en a dit des belles.

Parce que quand France Inter commence à me parler du collectif DEP ( « Design Ecologique en Périgord », tu écouterais Carnets de Campagne j'aurais pas besoin de préciser bordel de merde), je passe sur Europe 2. Et ouais. Je vois dans ton oeil habituellement torve mais soudainement expressif une flamme, que dis-je, une étincelle furtive, de déception.

Non, je n'écoute pas Nostalgie (les albums de François Feldman, les ai déjà tous. - blague- je précise, on sait jamais, la plausibilité d'une telle éventualité étant de plus en plus crédible depuis quelques terribles révélations. Cf. Snowing time).

Europe 2 donc. Et ben c'est du beau. Je dirais même plus, c'est pas joli joli.Voire, je me marre.

Pourtant, écouter Europe 2 peut être 'achement instructif. Si, si.

La preuve: j'ai découvert que Tété pouvait articuler plusieurs mots à la suite de manière intelligible, que Jean-Jacques Goldman est le compositeur secret et toujours ignoré de Bob Marley à moins que ce ne soit l'inverse (mais si, écoutez le début de Iron Lion Zion et celui de Je marche seul, vous allez flippez de la coquille), que le chanteur de miss Acacias (i.e. Dyonysos) était tellement fauché qu'il a préféré pondre une daube musical plutôt que de coller un procès au cul de Mickey 3D ( je vois pas d'autres explications. Je pense qu'un jour le mec s'est levé et s'est dit: « putain Mickey 3D m'a tout volé, y compris la mélodie de Je m'appelle Birkin et je t'emmerde ». Et puis encore, quand il a consulté son compte bancaire sur lefil.com (ouais il est au Crédit Agricole): « merde, j'ai pas une tune pour l'accuser de cleptomanie artistique. Mmmmmhhh - = intense réflexion, le doigt qui creuse le menton- puisque c'est ça, vais faire exactement la même chanson mais je vais changer les paroles et je vais remplacer le do par le la ».Et voilà comment on en arrive à écouter de la merde).

En plus, je peux désormais établir un classement hebdomadaire-mais-qui-ne-l'est-pas (hebdomadaire. Au cas où on aurait pas compris) des paroles qui prouvent que, parfois, la France ferait mieux de se la fermer quand on voit comment elle la fait entendre, son exception culturelle.

Donc:

Top 1 – Riquet (Riké?Rické?Riqué?bref le mec qui a dit un jour qu'il te souhaitait tout le bonheur du monde, ouais à toi là) qui dit: «  J'veux pas rougir face au miroir J'ai encore tant besoin d'y croire - on remarquera la richesse de la rime miroir/croire- S'il faut changer ce qui est moi, Pour être accepté ici-bas, Oublie moi". J'ai envie de dire: don't worry baby, I will.

Top 2 – Jean-Louis Aubert (mon chouchou, le prince de la parole faussement romantico-destroy) avec «on vit d'amour, laisse à l'amour sa liberté ». Richard Cocciante, si tu m'entends, prends des notes sur ton filofax Hermès.

Top 3 – Matmattah - La Cerise: "Ne me fais pas croire que nous attend la bonne surprise J'ai autre chose à faire dans cette vie de friandises" ou encore "on brûle on brûle on accumule autant d'émule". L'alitération en u est ici remarquable pour souligner le caractère subversif de l'oeuvre, d'autant plus souligné par la mise en relation des mots: brûle, accumule, émule. C'est beau. Argh.

TOP 4 – Indochine: « je pars, je ne reviendrais jamais, que j'aille lalalalala » qui me rappelle les chantages morveux de mon petit frére (sauf qu'il finissait ses phrases, lui). Et ben casse-toi, écoute.

Europe 2, c'est la fausse radio de rock en fait. Il te bassine avec Avril Lavigne, leurs vieux albums d'Alanis Morissette et la pseudo-nouvelle-nouvelle vague française (Cf. Riké) MAIS, toutes les 45 mn, il te passe les White Stripes ou un vieux 45 tour de Nirvana (toujours le même), voire, si t'as de la chance (soit, si tu restes plus de deux heures non-stop à l'écoute) un bon morceau d'un faux groupe de rock (America de Razorlight, Kazabian).


Ouais. La vérité, c'est que « mercredi, c'est Darty ». Filez-moi une télé.Bordel.


Et DEMAIN: les AG de parti: néo-soirées clapeclip-clapeclap?

Un dossier spécial traité par votre humble serviteur, agent spécial en mission de veille stratégique au coeur de l'assemblée générale du PS à Bordeaux. Mais wwèèèè!

Bon. Sous réserve de décuvage de mes quatres grammes de jus de mangue Granini prévisionnels. Car Désir de Déglutir:ensemble, nous sommes plus forts (avec Champomy).

Rock on!

18 février 2007

SPRING-BREAK

Conversation météorologique (c'est la misère mais wèèè)...

Honnêtement, à votre place, je me donnerais même pas la peine de lire ce post. Ca tient de l'enculage de mouches 5 étoiles. Zêtes prévenus.

Hier c'était le premier jour du printemps. J'ai dit.

Aujourd'hui on est en février, et c'est l'hiver en vrai (ouais c'est de la réflexion hautement pertinente).

Mais hier me suis levée, et j'ai ouvert les volets et je peux enfin dire que les rayons du soleil ont innondés mon appartement. Ouais. Innondés, carrément. Du coup (en fait aucune relation de cause à effet mais on s'en fout) j'ai allumé ma chaîne hi-fi et je me suis rappelée pourquoi j'aimais Adam Green. C'est parce que je venais de tomber dessus et que je l'écoutais en boucle, qu'on était en mai et que je révisais dans la chaleur de mon appart' ou sur les terrasses, avec tous ces bras nus et ces jupes qui passaient, et les clameurs qui s'infiltrent par la fenêtre le soir venu.

C'est à ce moment là que je me suis dit que c'était le printemps . Mais j'en était pas sûre, je me demandais encore.Et puis je suis sortie acheter des cigarettes bonbons, et une averse m'est tombée dessus. Ouais. Une averse, carrément. -(J'adore raconter de la merde pour pouvoir utiliser le vocabulaire météorologique métaphorique. Moi ça me fait rêver.)Mais une vieille averse des familles, du genre badaboum, un peu chaude et qui te colle un gros sourire idiot sur la face, parce que cette pluie-là elle arrive à te faire sentir la terre en-dessous de tous ces pavés, du béton et du goudron, à moins que ce soit l'odeur du déchet humide qui fait office de retour à la nature pour l'urbain déconnecté.

Et quand je suis sortie du bureau de tabac de l'épicerie, le soleil était revenu mais en fait pas vraiment. Parce qu'il était caché derrière le gros nuage de pluie. Et juste au-dessus il y avait un ciel bleu de ouf, et les rayons passaient à travers parfois pour venir rebondir sur un balcon en fer forgé.

Alors me suis dit que c'était vrai, c'était le premier jour du printemps hier.Sans dèc'.

Sauf qu'aujourd'hui il grisaille sec, genre au placard les bras nus, les diabolos menthe, les jupes et les bas du dos suants. J'ai monter le chauffage et j'ai mis des chaussettes avant de balancer mes tongs. Du coup j'ai allumé ma chaîne hi-fi et j'ai calé Protocol Harum et A whiter shade of pale. Parce que je me suis dit que si dans 6 mois je tombais dessus un jour de grisaille hivrenal, peut-être que je me rappelerais pourquoi j'aime cette chanson (si si y a de la logique quelque part).

13 février 2007

Been smoking too long...

...don't stop smoking unless you want to get down... 

Il y a des étapes comme ça dans la vie: passer son permis de conduire, obtenir un diplôme, mettre fin à une discrimination alimentaire de 15 ans envers les betteraves, avoir les clefs de son premier appartement, jeter ses chaussettes à pois préférées...Arrêter de fumer. Argh. Ouais.

Je profite des effets diffus encore actifs de mon premier nicopass de la journée pour écrire sans syndrôme de Tourette rédactionnel. Pour les non-fumeurs, non-puants, non-bout-des-doigts-jaunes, mais néanmoins futurs-cancéreux (héhé y a pas de justice) je précise qu'un nicopass est une pastille vicieuse qui distille de la nicotine et constitue, je cite "un accompagnement au sevrage" de l'intoxiqué. La métadone du fumeur en somme.Ce qui évite la courbe statistique des homicides volontaires avec circonstances psychologiques atténuantes de remonter parallèlement à baisse de celle des personnes fumeuses.

Nicopass vous sauve, mes petits.

Lorsque j'ai, avec enthousiasme, délicatement dépouillé la boîte de son emballage plastique, et que j'ai calé un de ces charmants petits bonbons entre mon index et mon pouce pour un examen à la lumière, me suis dit que ça avait l'air 'achement bon. Les yeux écarquillés, les papilles en éveil, je me suis prise à rêver aux pastilles jaunes et blanches de Vitamine C qu'on me refilait, petite, pour soigner l'enrouement. C'est alors que j'ai poussé un soupir irrépressible de plaisir anticipé.

En fait non. La vérité c'est que les papilles en éveil et les yeux écarquillés, c'étaient surtout des spasmes nerveux, et le soupir de plaisir anticipé, c'était un long râle sourd et ponctué d'insultes que la décence publique m'interdit de retranscrire ici. Parce que j'avais grave envie de fumer, sa race. Voilà. Je viens d'anihiler tous faux-semblants, quant à la bienséance et la facilité avec laquelle je suis en train d'arrêter de fumer.

Nicopass, c'est vicieux, parce que ça a l'air bon, mais en fait non.C'est dégueulasse.Ils se sont pas arrachés avec les conservateurs et goûts artificiels alors qu'étant donné le degré de merde contenu dans ce truc-là, ca aurait pas changé grand chose. Ca gratte la gorge et ça te rend malade, tu attends à tout moment la lame de fond de dix mètres de haut qui va définitivement te retourner le coeur et te faire gerber.

En fait devenir non-fumeur, c'est se sentir encore plus mal que quand on fumait. Bordel.

Bref, voilà. J'ai succombé à la pression sociale institutionnalisée qui veut que si tu es fumeur, tu vois la porte là-bas? Tu sors. Mais ca m'étonnerait que je fasse moins chier le monde. Parce qu'à la maison, quand je suis en manque, il faut que je saute à pieds joints longtemps, en criant, sur de la musique très forte. Et sur le campus, si on me dit bonjour, je tiens deux minutes puis je commence à danser la farandole en plein milieu d'une phrase.

Est ce que ça va? Je t'emmerde.

Toi ça va pas? Je m'en fous.

Un café? Va te faire.

J'ai déchiqueté ma feuille de cours? Barre toi avant que je te balance ma chaise dans la tronche.

Faites pas chier, je tape.

Il est temps que je prenne un autre Nicopass.

 

09 février 2007

Little Miss Sunshine...

...gives you a big smile 

 J'ai disparu ici mais c'est parce que je m'agite là-bas. En vrac, je traîne mes bask' dans des rades toulousains et des trains régionaux, j'use les planche de mon appart', croise des types qui font du monocycle, un escroc de seconde main, un batteur de rock, une nana qui répète comme une anésthésiée qu'elle a trouvé son chapeau par terre, un chanteur de reggae, un type über-énervant parce qu'il s'obstinait à dire "aRéonautique", une nana qui avait une boite meuh-meuh et des posters 50's made in London dans son appart'. Et un exposé sur la corruption - faut bien qu'on nous pose des limites héhé

Bref, me suis pris des petites vacances pour aller vadrouiller à Toulouse, deux ans que j'y avais pas posé un orteil, alors qu'honnêtement c'est le pied. Mais après quelques verres entre le Père Peinard et le Café Pop, faut déjà se sortir des draps à peine froissés pour repartir en Bigorre, Claire a une cuisine de Maman et Razorlight, c'est 'achement bien, Naast des 'tits rigolos mais ca se laisse entendre, et Piers Faccini passe le 22 à la Halle aux grains faut que je revienne, les converses bleues ca déteint et les machines à café Senseo ca sert vraiment à que dalle.

Mais en fait, c'était de cinoche que je voulais parler, au tout début de la base. Bon on va encore dire que j'ai deux trains de retard, voire carrément une navette spatiale. C'est vrai.

Ouais je veux parler du fait que Little Miss Sunshine doit plus être à l'affiche, ou alors dans les rares salles qui résistent encore à l'envahisseur américain (je veux parler de Blood Diamond, qui est très bien ceci dit, enfin il paraît).

Mais comme j'ai eu du mal à le dénicher ben j'en parle quand même. Là je veux parler du bon film. C'est pas faute d'en avoir vu hein, parce que de retour en France, c'était le bonheur de reprendre le rythme hebdomadaire de vautrage sur fauteuil rouge. Alors ouais Prête-moi ta main c'est pas mal, et puis Hors de Prix ca se laisse regarder, Pars vite et reviens tard c'est vraiment quand on a pas France 2, mais globalement pas de quoi vous agiter les paupières dans un spasme d'étonnement dégoulinant de plaisir.

Mais c'est peut-être qu'il fallait aller chercher du cinéma étranger. Oui le cinéma américain reste encore du cinéma étranger (non parce que généralement on s'attend à parler de film coréen ou moldave, genre Sélection Un certain regard au festival de Cannes).

Et Little Miss Sunshine c'est 'achement bien. C'est intelligent et fin et en plus on se marre. Mais vraiment. Au départ je sais pas pourquoi je m'attendais à voir un film érotique japonais (à cause du titre tiens), et puis en fait non. C'est peut-être pas plus mal vu que La Saveur de la Pastèque ca m'était passé au-dessus du syphon.

Pour résumer le "pitch", Little Miss Sunshine, c'est l'histoire d'une p'tite famille mainstream America qui s'en va accompagner la petite dernière à un concours de miss.

Sauf que la famille en question, elle a pas tellement de Scénic mais un vieux van Volkswagen pourrave, un père qui est un peu le loser de la win, un fils qui s'est auto-proclammé autiste et noyé dans une mare nietzichéenne, un grand-père héroïnomane et légèrement pervers bon vivant, un oncle spécialiste de Proust suicidaire (Steve Carrel mais wwwwèèèèèèè!!!) et une miss potentielle qui correspond pas franchement aux critères classiques (mais qui est une véritable princesse quand même). Et enfin la mère qui est...euh...normale?

L'idée générale sous-jacente pourrait être facile (une épopée familiale pour régler les conflits internes, amener une prise de conscience des uns et des autres et resserrer les liens) mais les personnages sont si attachants et les dialogues tellement hilarants associés au comique de situation, que finalement on s'en contre-fout et on montre des dents hilares au chipotage intellectuel.

Mais le mieux, c'est les dix dernières minutes. Héhé. Surpraaïïïse comme on dit aux Statos.

 

 

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